Questions au gouvernement : la charge de Longuet vis-à-vis de l’exécutif
Lors des questions au gouvernement, Gérard Longuet, sénateur (LR) de la Meuse, a dénoncé « le mépris » du gouvernement vis-à-vis des « gilets jaunes » et a demandé au Premier ministre de modifier la mesure concernant la hausse de la taxe sur les carburants et de laisser le Parlement le faire.

Questions au gouvernement : la charge de Longuet vis-à-vis de l’exécutif

Lors des questions au gouvernement, Gérard Longuet, sénateur (LR) de la Meuse, a dénoncé « le mépris » du gouvernement vis-à-vis des « gilets jaunes » et a demandé au Premier ministre de modifier la mesure concernant la hausse de la taxe sur les carburants et de laisser le Parlement le faire.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Votre majorité a été, ces dernières semaines, extraordinairement généreuse (…) de son mépris à l’égard de tous ceux et de toutes celles qui ne pensent pas comme elle » attaque d’emblée Gérard Longuet, en s’adressant au Premier ministre, durant les questions au gouvernement.

Pour le sénateur (LR) de la Meuse, les « gilets jaunes » « ont le mérite de tirer le signal d’alarme ». « Méritaient-ils d’être soupçonnés d’être manipulés par l’ultra droite et méritaient-ils, plus grave encore, que l’on puisse parler de « peste brune » ? C’est méprisant pour des Français qui jusqu’à présent ne font que manifester  » continue le sénateur (LR) sur le même ton.

Selon Gérard Longuet, la pédagogie du gouvernement n’est que de la « condescendance » vis-à-vis de ces Français qui manifestent et il demande au Premier ministre, Edouard Philippe, quand est-ce que le gouvernement va modifier la mesure concernant la hausse de la taxe sur les carburants et laisser le faire par le Parlement.

Gilets jaunes : Réponse d'Edouard Philippe à Gérard Longuet
05:18

 Edouard Philippe, le Premier ministre, a répondu à Gérard Longuet : « Reconnaître la bonne foi de ceux qui ont mis un gilet jaune pour manifester est possible. Dire qu’ils expriment une colère, une angoisse, un désaccord (…) est possible (…) et en même temps dire qu’à l’occasion, un certain nombre d’entre eux, pas tous (…) ont eu un comportement qui relève à l’évidence de quelque chose qui n’est pas l’expression simplement de la colère et de l’angoisse mais qui est bien le franchissement d’une limite (…) le dire (…) ce n’est pas faire preuve de mépris. » Le Premier ministre a ensuite rappelé qu’il n’était pas à l’ordre du jour de supprimer cette mesure et de changer de cap.  

Partager cet article

Dans la même thématique

Questions au gouvernement : la charge de Longuet vis-à-vis de l’exécutif
4min

Politique

Le Parlement adopte définitivement le projet de loi sur la justice criminelle : que contient-il ?

Après l’Assemblée nationale, le Sénat a adopté, à son tour, le projet de loi sur la justice criminelle issu d’un accord trouvé en commission mixte paritaire entre députés et sénateurs. Le texte avait l’objet d’une très forte opposition des avocats contre une de ses mesures initiales, l’instauration de l’extension de la reconnaissance préalable de culpabilité à certains crimes, finalement retiré par l garde des Sceaux, Gérald Darmanin.

Le

France Le Pen
8min

Politique

Marine Le Pen / Jordan Bardella : « L’idée d’un ticket a convaincu tout le monde, chacun pallie les éventuels défauts de l’autre dans la perception des Français », selon le sénateur RN Christopher Szczurek

Désormais candidate pour la présidentielle, Marine Le Pen entend mener campagne aux côtés de Jordan Bardella, « plan B » du RN qui sera son premier ministre, en cas d’élection. Mais seront-ils réellement complémentaires ? Ou entre les différences de fonds et l’ambition, une rivalité peut-elle naître ? Au RN, on assure qu’« ils forment un très bon duo ».

Le