Questions au gouvernement : la charge de Longuet vis-à-vis de l’exécutif
Lors des questions au gouvernement, Gérard Longuet, sénateur (LR) de la Meuse, a dénoncé « le mépris » du gouvernement vis-à-vis des « gilets jaunes » et a demandé au Premier ministre de modifier la mesure concernant la hausse de la taxe sur les carburants et de laisser le Parlement le faire.

Questions au gouvernement : la charge de Longuet vis-à-vis de l’exécutif

Lors des questions au gouvernement, Gérard Longuet, sénateur (LR) de la Meuse, a dénoncé « le mépris » du gouvernement vis-à-vis des « gilets jaunes » et a demandé au Premier ministre de modifier la mesure concernant la hausse de la taxe sur les carburants et de laisser le Parlement le faire.
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« Votre majorité a été, ces dernières semaines, extraordinairement généreuse (…) de son mépris à l’égard de tous ceux et de toutes celles qui ne pensent pas comme elle » attaque d’emblée Gérard Longuet, en s’adressant au Premier ministre, durant les questions au gouvernement.

Pour le sénateur (LR) de la Meuse, les « gilets jaunes » « ont le mérite de tirer le signal d’alarme ». « Méritaient-ils d’être soupçonnés d’être manipulés par l’ultra droite et méritaient-ils, plus grave encore, que l’on puisse parler de « peste brune » ? C’est méprisant pour des Français qui jusqu’à présent ne font que manifester  » continue le sénateur (LR) sur le même ton.

Selon Gérard Longuet, la pédagogie du gouvernement n’est que de la « condescendance » vis-à-vis de ces Français qui manifestent et il demande au Premier ministre, Edouard Philippe, quand est-ce que le gouvernement va modifier la mesure concernant la hausse de la taxe sur les carburants et laisser le faire par le Parlement.

Gilets jaunes : Réponse d'Edouard Philippe à Gérard Longuet
05:18

 Edouard Philippe, le Premier ministre, a répondu à Gérard Longuet : « Reconnaître la bonne foi de ceux qui ont mis un gilet jaune pour manifester est possible. Dire qu’ils expriment une colère, une angoisse, un désaccord (…) est possible (…) et en même temps dire qu’à l’occasion, un certain nombre d’entre eux, pas tous (…) ont eu un comportement qui relève à l’évidence de quelque chose qui n’est pas l’expression simplement de la colère et de l’angoisse mais qui est bien le franchissement d’une limite (…) le dire (…) ce n’est pas faire preuve de mépris. » Le Premier ministre a ensuite rappelé qu’il n’était pas à l’ordre du jour de supprimer cette mesure et de changer de cap.  

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