« Quitter le gouvernement ou ne plus appartenir à notre mouvement » : Gérard Larcher donne un sursis de deux mois aux ministres LR

Invité du Grand Jury RTL Public Sénat et Le Figaro, le président du Sénat, Gérard Larcher, a indiqué que LR accorderait un sursis de deux mois aux membres de LR ayant rejoint le gouvernement. A l’issue des discussions budgétaires, le parti déterminera si le budget adopté est compatible avec les valeurs du parti.
Henri Clavier

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« Je comprends qu’ils s’interrogent », confie le président du Sénat, Gérard Larcher à propos des militants LR alors que le parti s’est déchiré, la semaine dernière, pour trancher la question de la participation au gouvernement de Sébastien Lecornu. Si le parti a fait le choix, en Bureau politique d’un « soutien sans participation », six membres de LR sont quand même entrés au gouvernement. Depuis, les ministres LR sont ciblés par une procédure d’exclusion du parti.  

Le budget sera « le juge de paix »

Soucieux de donner une image rassurante de son parti, le président du Sénat, Gérard Larcher a donné un sursis aux ministres LR. « Si dans deux mois, la politique budgétaire ne s’inscrit pas dans l’essentiel de nos valeurs, alors la question se posera : quitter le gouvernement ou ne plus appartenir à notre mouvement », déclare le président du Sénat. « C’est le débat budgétaire qui sera le juge de paix », continue Gérard Larcher.

Concrètement, si le budget acte la suspension de la réforme des retraites et plusieurs hausses d’impôts, l’expulsion des ministres LR pourrait se confirmer. C’est en tout cas les lignes rouges fixées par le député LR et rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, Philippe Juvin, ce dimanche sur Europe 1. 

Par ailleurs, le président du Sénat a appelé à dépasser les divergences entre députés et sénateurs malgré la menace de la dissolution de l’Assemblée nationale. « Nous devons travailler ensemble », martèle Gérard Larcher qui appelle à l’unité derrière le président du parti, Bruno Retailleau. Interrogé sur les départs de militants, Gérard Larcher balaye cette éventualité affirmant que le parti n’a « jamais eu autant de militants depuis 5 ans ». « Aujourd’hui, nous sommes autour de Bruno Retailleau », conclut le président de la chambre haute.

 

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