« Qu’on me donne un élément qui ferait qu’on ne censurerait pas ce gouvernement ? », interroge Guillaume Gontard

Après le discours de politique générale de François Bayrou, le président du groupe écologiste du Sénat, Guillaume Gontard regrette qu’aucune proposition de la gauche ne soit reprise.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Quelques minutes après le discours de politique générale de François Bayrou, prononcé au Sénat par Élisabeth Borne, la ministre de l’Education nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, c’est peu dire que le président du groupe écologiste de la chambre haute a été convaincu. « On nous ressort les mêmes vieilles recettes. On ne se remet jamais en question », a déploré Guillaume Gontard.

A l’Assemblée, le groupe écologiste votera jeudi la censure contre le gouvernement de François Bayrou, a assuré mardi sa cheffe de file, Cyrielle Chatelain, « atterrée » par un « discours indigent » et « flou » après la déclaration de politique générale du Premier ministre.

« On a fait des propositions sur la question écologique, sur la question sociale. Rien n’a été repris dans cette déclaration », met-il en avant. Le sénateur a relevé néanmoins « un seul point positif ». « Une certaine prise de conscience que ce texte (la réforme des retraites) n’est pas le bon et qu’il faut le remettre sur le métier ». Néanmoins, selon lui, « les dés sont pipés » car si les partenaires sociaux réunis en conclave ne parviennent pas à trouver un accord, c’est la réforme d’Élisabeth Borne qui sera maintenue ». « C’est une contrainte qui ne me paraît pas acceptable si on veut négocier sereinement. Ce gouvernement ne souhaite qu’une seule chose, c’est gagner du temps ».

« Qu’est ce qui fait qu’on a envie de soutenir François Bayrou ? Je n’ai rien. Je n’ai aucun élément. On est dans le néant », a-t-il conclu.

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le