Trois sénateurs issus des trois groupes de gauche au Sénat ont débuté une série d’auditions sur l’offre publique de rachat de Véolia des parts d’Engie, en commençant par entendre les syndicats d’Engie et de Suez. Ils réclament à terme la formation d’une commission d’enquête pour « faire la lumière » sur les conditions de cette offre de rachat.
Rachat de Suez par Véolia : les groupes de gauche du Sénat réclament une commission d’enquête
Trois sénateurs issus des trois groupes de gauche au Sénat ont débuté une série d’auditions sur l’offre publique de rachat de Véolia des parts d’Engie, en commençant par entendre les syndicats d’Engie et de Suez. Ils réclament à terme la formation d’une commission d’enquête pour « faire la lumière » sur les conditions de cette offre de rachat.
Les trois groupes du Sénat de gauche se saisissent du dossier Véolia-Suez. Selon eux, l’OPA de Véolia sur son concurrent historique Suez « interroge le rôle qu’a pu jouer l’État dans cette opération ». Ils se sont lancés ce 15 octobre dans une série d’auditions sur le sujet, en commençant par entendre les syndicats d’Engie et Suez. Le géant de l’eau Véolia a notamment remis fin août une offre à Engie en vue de racheter toutes ses participations dans l’entreprise Suez.
Les parlementaires socialistes, communistes et écologistes encouragent notamment la formation d’une commission d’enquête au Sénat, organe qui pourra convoquer des personnalités et entendre des acteurs sous serment. « Les parlementaires ont ce rôle de contrôle, ils doivent s'en saisir. C'est la raison pour laquelle nos trois groupes demandent au Sénat, à la commission des affaires économiques, d'organiser cette commission d'enquête afin que la lumière soit faite », a expliqué la sénatrice Sophie Taillé-Polian (Générations), membre du groupe écologiste.
« Pendant le confinement, les dirigeants des entreprises se sont entendus sur des plans stratégiques qui allaient à l'opposé de ce qui avait été débattu et adopté dans leur conseil d'administration antérieurement », s’est-elle étonnée, craignant que cette opération « uniquement capitalistique » débouche sur des conséquences sociales, voire le démantèlement de Suez et Engie. Ce que craignent les syndicats. « On attend de l’État qu’il joue son rôle, reprenne les rênes du dossier et organise les choses de façon que cette OPA ne se fasse pas. Les deux groupes ont les mêmes activités et il est impossible que Véolia conserve toutes les activités de Suez. Cela signifie que le groupe va être démantelé, tout va être dispersé. Ce seront les salariés les victimes », s'est inquiétée Carole Pregermain, secrétaire du comité de groupe Suez France.
Rachid Temal, sénateur socialiste, a exposé ses interrogations sur la stratégie du gouvernement du gouvernement dans ce dossier (voir la vidéo de tête). « Bruno Le Maire semblait favorable à l'OPA, puis s'y est opposé. Il serait intéressant de comprendre pourquoi. Pourquoi l'État n'a pas été respecté dans le vote, alors qu'il est le premier actionnaire », a-t-il soulevé.
Franck Reinhold Van Essen, secrétaire du comité d’entreprise européen Suez, a même appelé à élargir le débat, sur des activités qu'il juge essentielles : « Le sujet de l’eau est un sujet essentiel. Le service et traitement des déchets est aussi essentiel. Pendant la période Covid il y a des activités qui ne pouvaient pas s’arrêter comme celle du service a l’eau et du déchet et des services à l’énergie parce que nos camarades d’Engie vont subir la même chose. On aimerait qu’il y ait une conférence sociale ou un Grenelle sur les activités essentielles, elles sont faciles à qualifier, elles ont été visibles pendant les deux ou trois derniers mois et le seront d’autant plus visibles ces prochaines semaines ».
Les sénateurs veulent poursuivre leurs cycles d'auditions en entendant les PDG d'Engie, Véolia et Suez, les autorités de la concurrence et des marchés financiers, ainsi que plusieurs ministres.
L’été caniculaire a été, à bien des égards, particulièrement violent. Cinquante-trois jours de vagues de chaleur ont entraîné sécheresses, incendies et températures insupportables. Florence Van Overmeire a perdu sa maison lors des terribles incendies qui ont frappé la Gironde. Sur le plateau de Dialogue citoyen, face aux sénateurs, cette habitante de la commune du Porge a accepté de revenir sur cette épreuve et appelle à l’accélération des procédures de reconstruction.
Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.
Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.
Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.