Radicalisation : pour Luc Carvounas les maires doivent être des « lanceurs d’alerte »
Invité de l’émission Parlement hebdo, le député socialiste, Luc Carvounas demande que les maires « soient associés » aux données des fichés S présents sur leur commune.

Radicalisation : pour Luc Carvounas les maires doivent être des « lanceurs d’alerte »

Invité de l’émission Parlement hebdo, le député socialiste, Luc Carvounas demande que les maires « soient associés » aux données des fichés S présents sur leur commune.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Au lendemain de l’audition de Christophe Castaner et de Laurent Nunez devant la commission des lois du Sénat, au sujet de la tuerie de la préfecture de police, le député socialiste du Val-de-Marne, Luc Carvounas était l’invité de Parlement Hebdo sur les chaînes parlementaires.

Coauteur d’un rapport sur les collectivités territoriales et la prévention de la radicalisation, lorsqu’il était sénateur, Luc Carvounas regrette le manque de moyens pour les collectivités territoriales et les services de renseignements en matière de radicalisation.

« On est à quelques mois des élections municipales. Je pense que les maires, qui sont le premier guichet républicain, il faut les associer à ce qu’on appelle les fichiers S (…) Les maires, avec les services municipaux, avec les associations, avec les enseignants, les chefs d’établissement, ont tous le réseau au plus près du territoire de nos concitoyens pour être des lanceurs d’alerte » a-t-il estimé.

Le député socialiste a jugé que « c’était une erreur » de ne pas les associer avant d’ajouter : « Le premier magistrat de la commune a moins accès à des données essentielles qu’un haut fonctionnaire qui planche sur les mêmes sujets et les mêmes questions. Je ne demande pas à ce qu’on nous donne les listes (de fichés S) (…) Mais on peut se mettre dans des comités de pilotage et travailler la main dans la main ».

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le

France – Manifestation en soutien aux lyceens
5min

Politique

141 lycées fermés ce vendredi : les lycéens continuent de se mobiliser pour dénoncer leurs conditions d’apprentissage

Dix-neuf jours après les premières mobilisations, les lycéens continuent de manifester pour dénoncer le manque de professeurs, la pression liée à Parcoursup ou encore la dégradation du bâti scolaire. Ce vendredi matin, les portes de 141 lycées sont restées fermées en raison des blocus. En début de semaine, entre 400 et 500 établissements étaient concernés par ces fermetures, selon le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray.

Le