Radio France: Castaner admet que Bayrou a appelé « pour se plaindre »
Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a invoqué mercredi la "culture" du "off" avant de reconnaître que François...

Radio France: Castaner admet que Bayrou a appelé « pour se plaindre »

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a invoqué mercredi la "culture" du "off" avant de reconnaître que François...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a invoqué mercredi la "culture" du "off" avant de reconnaître que François Bayrou avait bien appelé Radio France "pour se plaindre" d'une enquête menée sur le MoDem, excluant cependant toute "menace" du Garde des Sceaux.

"On peut reconnaître une maladresse si on donne le sentiment qu'il y a une menace dans le propos. Ca n'était pas le cas pour François Bayrou", a déclaré M. Castaner sur RMC et BFMTV.

François Bayrou a appelé pour se plaindre, objecte le journaliste Jean-Jacques Bourdin. "Non, vous savez, c'est cette culture qu'on a un peu dans le milieu politique de faire du off, et ce off peut être mal interprété. Ce fut le cas, maintenant passons à autre chose, passons à l'essentiel", a répondu le porte-parole du gouvernement.

Relancé, M. Castaner a finalement ajouté: "Il a appelé pour se plaindre d'une enquête sur des collaboratrices qu'il connaissait".

Edouard Philippe a rappelé mardi son garde des Sceaux à son devoir d'"exemplarité", soulignant que "quand on est ministre, on ne peut plus réagir comme quand on est un simple citoyen". "Quand il y aura quelque chose à dire, je le dirai", a rétorqué à distance M. Bayrou, qui explique avoir appelé radio France en tant que simple "citoyen".

"Le Premier ministre lui a rappelé qu'aujourd'hui, il n'était plus un simple citoyen". "Personne ne lui reprochera, ni pour lui ni pour aucun ministre, de dire ce qu'il pense. Mais si on a le sentiment, vous la presse, nous ses collègues, qu'à un moment donné il vient sur les plantes bandes de tel ou tel ministre, eh bien tel ou tel ministre le lui rappellera", a expliqué mercredi M. Castaner.

Partager cet article

Dans la même thématique

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le

Radio France: Castaner admet que Bayrou a appelé « pour se plaindre »
4min

Politique

Aide à mourir : le Sénat rejette le texte, la gauche dénonce un « sabordage »

Après avoir supprimé lundi, l’article 2, clé de voûte de la proposition de loi sur l’aide à mourir, le Sénat a rejeté l’ensemble du texte, en adoptant des amendements de suppression sur l’ensemble des articles. A gauche comme à droite, chacun s’est renvoyé la responsabilité de ce « sabordage ».

Le

Radio France: Castaner admet que Bayrou a appelé « pour se plaindre »
3min

Politique

« François Hollande veut l’union des centres, nous voulons l’union de la gauche », estime Clémentine Autain

Invitée de notre matinale, Clémentine Autain a lancé un ultimatum au Parti socialiste, et appelle le PS à « trancher » sur sa participation ou non à la primaire de la gauche « non-mélenchoniste. » Si la primaire ne se tient pas, la cofondatrice du parti l’Après n’entend pas être « la candidate de la division » et n’exclut « aucune hypothèse », même un ralliement à Jean-Luc Mélenchon.

Le

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

« J’ai assez honte que mon parti se tabasse toute la journée » : la crise interne continue au PS sur la stratégie pour 2027

En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.

Le