Rama Yade sur un éventuel retrait de Fillon : « Il n’a pas le choix »
La candidate à l’élection présidentielle a également critiqué la volonté de certains Républicains de proposer Alain Juppé comme « plan B », rappelant sa condamnation pour emploi fictif.

Rama Yade sur un éventuel retrait de Fillon : « Il n’a pas le choix »

La candidate à l’élection présidentielle a également critiqué la volonté de certains Républicains de proposer Alain Juppé comme « plan B », rappelant sa condamnation pour emploi fictif.
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Invité de Territoires d’Infos sur Public Sénat et Sud Radio, Rama Yade, candidate à l’élection présidentielle, estime que les affaires entourant François Fillon plombent durement la campagne de ce dernier. Son ancienne ministre ne voit pas d’autres solutions pour lui que de se retirer.

« Il n’a pas le choix, pour sa famille politique, pour la démocratie française, je ne vois pas dans quelles conditions il peut continuer ainsi ».

« Ou bien il va traîner cette campagne comme un chemin de croix (…) ou bien il se retire. Je traverse le pays de long en large, et les réactions de la droite sont extrêmement violentes. Il y a une déception très forte ».

Alors que François Fillon va tenir une conférence de presse à 16H, Rama Yade invoque les problèmes éthiques que pose cette affaire. « Ce que je note c’est qu’il ne comprend pas ce qu’on lui reproche. Il pense à la légalité de ce dispositif, or ce n’est pas le problème pour les Français. Les deux murs porteurs de sa campagne, la probité et la détermination à faire faire des sacrifices aux Français sont complètement ébranlées. Sur quoi va-t-il faire campagne demain » ?

Certains membres du parti Les Républicains ne cachent plus leur volonté de faire appel à un plan B. Mais pour Rama Yade, « il n’y a que des mauvaises solutions », particulièrement celle d’Alain Juppé, arrivé second à la primaire de la droite et du centre.

« Alain Juppé a été condamné pour emploi fictif. C’est bizarre de remplacer quelqu’un qui est soupçonné par quelqu’un qui a été condamné ».

Rama Yade : "C'est bizarre de remplacer quelqu'un qui est soupçonné par quelqu'un qui a été condamné"
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Le maire de Bordeaux a de son côté réaffirmé sur twitter qu’il refuserait de servir de « recours ».

Violences policières à Aulnay-sous-Bois : « Tout ça donne envie de chialer »

La candidate à l’élection présidentielle est également revenue sur les violences policières à Aulnay-sous-Bois. Quatre policiers ont été mis en examen pour violences volontaires et viol sur un jeune homme de 22 ans. « C’est toute la jeunesse des quartiers que la police a humilié par cet acte infâme », condamne-t-elle.

« Tout ça donne envie de chialer. L’impunité ne doit pas avoir cours dans une République comme la nôtre ».

Violences policières à Aulnay-sous-Bois : « Tout ça donne envie de chialer » pour Rama Yade
01:05

Pour lutter contre les violences policières, Rama Yade propose la remise en place d’une police de proximité dite « police citoyenne », et « l’acceptation du récépissé contre le contrôle au faciès », alors que l’Assemblée nationale l’avait rejeté en juin dernier.

Sur ses promesses de signatures, Rama Yade annonce en être à un peu plus de deux tiers sur les 500 nécessaires. « On voit chez les maires un dégoût face aux affaires, donc beaucoup basculent vers les candidats alternatifs que nous sommes, et d’autres qui sont dans l’attente que le paysage politique se clarifie » explique-t-elle.

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