Rama Yade sur un éventuel retrait de Fillon : « Il n’a pas le choix »
La candidate à l’élection présidentielle a également critiqué la volonté de certains Républicains de proposer Alain Juppé comme « plan B », rappelant sa condamnation pour emploi fictif.

Rama Yade sur un éventuel retrait de Fillon : « Il n’a pas le choix »

La candidate à l’élection présidentielle a également critiqué la volonté de certains Républicains de proposer Alain Juppé comme « plan B », rappelant sa condamnation pour emploi fictif.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Invité de Territoires d’Infos sur Public Sénat et Sud Radio, Rama Yade, candidate à l’élection présidentielle, estime que les affaires entourant François Fillon plombent durement la campagne de ce dernier. Son ancienne ministre ne voit pas d’autres solutions pour lui que de se retirer.

« Il n’a pas le choix, pour sa famille politique, pour la démocratie française, je ne vois pas dans quelles conditions il peut continuer ainsi ».

« Ou bien il va traîner cette campagne comme un chemin de croix (…) ou bien il se retire. Je traverse le pays de long en large, et les réactions de la droite sont extrêmement violentes. Il y a une déception très forte ».

Alors que François Fillon va tenir une conférence de presse à 16H, Rama Yade invoque les problèmes éthiques que pose cette affaire. « Ce que je note c’est qu’il ne comprend pas ce qu’on lui reproche. Il pense à la légalité de ce dispositif, or ce n’est pas le problème pour les Français. Les deux murs porteurs de sa campagne, la probité et la détermination à faire faire des sacrifices aux Français sont complètement ébranlées. Sur quoi va-t-il faire campagne demain » ?

Certains membres du parti Les Républicains ne cachent plus leur volonté de faire appel à un plan B. Mais pour Rama Yade, « il n’y a que des mauvaises solutions », particulièrement celle d’Alain Juppé, arrivé second à la primaire de la droite et du centre.

« Alain Juppé a été condamné pour emploi fictif. C’est bizarre de remplacer quelqu’un qui est soupçonné par quelqu’un qui a été condamné ».

Rama Yade : "C'est bizarre de remplacer quelqu'un qui est soupçonné par quelqu'un qui a été condamné"
00:49

Le maire de Bordeaux a de son côté réaffirmé sur twitter qu’il refuserait de servir de « recours ».

Violences policières à Aulnay-sous-Bois : « Tout ça donne envie de chialer »

La candidate à l’élection présidentielle est également revenue sur les violences policières à Aulnay-sous-Bois. Quatre policiers ont été mis en examen pour violences volontaires et viol sur un jeune homme de 22 ans. « C’est toute la jeunesse des quartiers que la police a humilié par cet acte infâme », condamne-t-elle.

« Tout ça donne envie de chialer. L’impunité ne doit pas avoir cours dans une République comme la nôtre ».

Violences policières à Aulnay-sous-Bois : « Tout ça donne envie de chialer » pour Rama Yade
01:05

Pour lutter contre les violences policières, Rama Yade propose la remise en place d’une police de proximité dite « police citoyenne », et « l’acceptation du récépissé contre le contrôle au faciès », alors que l’Assemblée nationale l’avait rejeté en juin dernier.

Sur ses promesses de signatures, Rama Yade annonce en être à un peu plus de deux tiers sur les 500 nécessaires. « On voit chez les maires un dégoût face aux affaires, donc beaucoup basculent vers les candidats alternatifs que nous sommes, et d’autres qui sont dans l’attente que le paysage politique se clarifie » explique-t-elle.

Partager cet article

Dans la même thématique

Rama Yade sur un éventuel retrait de Fillon : « Il n’a pas le choix »
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Rama Yade sur un éventuel retrait de Fillon : « Il n’a pas le choix »
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le