Rapport Benalla : Édouard Philippe n’a pas à « surjouer » selon Roger Karoutchi
Roger Karoutchi, sénateur LR des Hauts-de-Seine, s’exprime suite à la riposte d’Édouard Philippe ce midi, après la publication du rapport d’enquête Benalla.

Rapport Benalla : Édouard Philippe n’a pas à « surjouer » selon Roger Karoutchi

Roger Karoutchi, sénateur LR des Hauts-de-Seine, s’exprime suite à la riposte d’Édouard Philippe ce midi, après la publication du rapport d’enquête Benalla.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Pour Roger Karoutchi, « le Premier ministre sait parfaitement que le Président de la commission des lois, qui a été secrétaire général de l’Élysée, ne méconnaît en aucun cas la séparation des pouvoirs ».

Le sénateur « peut comprendre la polémique », ainsi que « le rapport n’ait pas plu », mais il considère que « ce n’est pas la peine de surjouer ». Le Premier ministre peut « contester certains éléments », mais il ne faut pas « rajouter des pièces aux pièces ».

Roger Karoutchi conteste que le rapport « se prononce sur le fonctionnement interne de la Présidence ». Pour lui, un tel rapport « ne remet pas en cause le fonctionnement de l’Élysée », car il examine « les méthodes » et « certains éléments, comme la sécurité ».

Roger Karoutchi ne s’étonne pas que « les préconisations ne plaisent pas ou ne soient pas suivies d’effet ». Il va plus loin, considérant qu’ « il n’y a pas mort d’homme » et que « le monde continue de tourner ».

Pour lui, dans son allocution, « le Premier ministre ne conteste pas les éléments du rapport ». Il se demande même si « ça valait un point sur le perron de Matignon ».

Édouard Philippe a déclaré que le Sénat était « injuste » à l’égard d’Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée. Pour Roger Karoutchi, le rapport « évoque son audition et certains éléments », mais reste « sur un ton très modéré ». Il se demande juste « s’il a dit tout ce qu’il savait ».

Pour Roger Karoutchi, le seul débat est de savoir si « le Parlement a le droit de faire des commissions d’enquête ». S’il conserve ce droit, la commission doit « faire son job et totalement son job », s’il perd ce droit, on aura « que des contes et légendes à la fin ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Rapport Benalla : Édouard Philippe n’a pas à « surjouer » selon Roger Karoutchi
3min

Politique

La nomination d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes, une décision « aux antipodes de l'éthique », brocarde le sénateur Jean-Raymond Hugonet

Le sénateur LR Jean-Raymond Hugonet a interpellé le gouvernement sur la nomination d'Amélie de Montchalin, actuelle ministre du Budget, comme présidente de la Cour des comptes. L’élu dénonce un risque de conflit d’intérêts. Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, accuse les oppositions de cibler la couleur politique d’Amélie de Montchalin.

Le

Paris : Proces Joel Guerriau et Sandrine Josso
2min

Politique

Condamnation de Joel Guerriau : Sandrine Josso reçue par Gérard Larcher, ce mercredi à 18h30

15 jours après la condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué en 2023 la députée Sandrine Josso en vue de la violer, Gérard Larcher va recevoir l’élue, ce mercredi. La députée avait fait part de son regret de ne pas avoir reçu de marque de soutien de la part du président du Sénat.

Le