Rapport du GIEC : « La catastrophe n’est pas dans 50 ans, elle est dans 20/30 ans » assure Ronan Dantec
Ronan Dantec, sénateur (RDSE) de la Loire-Atlantique, réagit au micro de « Sénat 360 », après la publication du nouveau rapport du GIEC, sur le réchauffement climatique.

Rapport du GIEC : « La catastrophe n’est pas dans 50 ans, elle est dans 20/30 ans » assure Ronan Dantec

Ronan Dantec, sénateur (RDSE) de la Loire-Atlantique, réagit au micro de « Sénat 360 », après la publication du nouveau rapport du GIEC, sur le réchauffement climatique.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a publié ce lundi,  un nouveau rapport alarmant sur la hausse des températures. Il appelle à un sursaut des États pour contenir le réchauffement climatique à 1,5°C.

« Moi, j’ai le sentiment qu’un rapport alarmant qui appelle à un sursaut, j’ai dû l’entendre 500 fois, ces 5/10 dernières années » se navre Ronan Dantec, sénateur (RDSE) de la Loire-Atlantique. « On le sait que si on continue comme ça, nos sociétés n’y survivront pas (…) La seule question qui compte à ce stade, c’est « est-ce qu’on a des politiques publiques à la hauteur de cris d’alerte de scientifiques, qui se sont empilés depuis des années ? »

Et il ajoute : « Ce qui est intéressant dans le rapport du Giec, c’est de dire, « Ce n’est pas encore perdu pour le 1,5°C », mais (…) ça s’annonce extrêmement difficile (…) Surtout si on ne fait rien. La catastrophe n’est pas dans 50 ans, elle est dans 20/30 ans. Donc, on parle de nos enfants, on ne parle même plus de nos petits-enfants. On parle même de nous-mêmes dans cette perspective de temps (…) C’est maintenant aux grands dirigeants de ce monde, de prendre leurs responsabilités (…) Les politiques publiques qui permettent de répondre aux enjeux, elles existent. Il faut maintenant en faire véritablement une priorité financière.  Et ça doit être une priorité politique des électeurs. [Ce sont] eux aussi qui finalement ne sont pas assez clairs sur les mandats qu’ils donnent aux politiques. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Rapport du GIEC : « La catastrophe n’est pas dans 50 ans, elle est dans 20/30 ans » assure Ronan Dantec
3min

Politique

L’impatience des sinistrés des incendies de l’été « Il faut accélérer les procédures » de reconstruction

L’été caniculaire a été, à bien des égards, particulièrement violent. Cinquante-trois jours de vagues de chaleur ont entraîné sécheresses, incendies et températures insupportables. Florence Van Overmeire a perdu sa maison lors des terribles incendies qui ont frappé la Gironde. Sur le plateau de Dialogue citoyen, face aux sénateurs, cette habitante de la commune du Porge a accepté de revenir sur cette épreuve et appelle à l’accélération des procédures de reconstruction.

Le

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le