Rapport sur l’affaire Benalla : la réponse cinglante de la commission d’enquête à Édouard Philippe
Le président de la commission d’enquête du Sénat, Philippe Bas, et les deux rapporteurs, réagissent aux propos tenus ce matin par le Premier ministre, qui s’est dit « surpris » par leurs recommandations concernant la présidence de la République.

Rapport sur l’affaire Benalla : la réponse cinglante de la commission d’enquête à Édouard Philippe

Le président de la commission d’enquête du Sénat, Philippe Bas, et les deux rapporteurs, réagissent aux propos tenus ce matin par le Premier ministre, qui s’est dit « surpris » par leurs recommandations concernant la présidence de la République.
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Le bras de fer entre le gouvernement et le Sénat autour du rapport sur l’affaire Benalla et des travaux de la commission d’enquête se poursuit. « La séparation des pouvoirs fait qu’il n’appartient pas au Sénat de se prononcer sur l’organisation interne de la Présidence », a sèchement affirmé le Premier ministre depuis Matignon ce matin. Édouard Philippe a partagé sa « surprise » face à un rapport dont il souligne la tonalité « très politique », avant d’accuser les sénateurs de « méconnaître le principe de séparation des pouvoirs ».

Le principe de séparation des pouvoirs « scrupuleusement respecté », selon Philippe Bas et ses collègues

Au Sénat, la commission d’enquête a répliqué en début d’après-midi, avec un communiqué laconique et ferme. « Le président de la commission et les deux co-rapporteurs ne commentent pas les commentaires », précisent tout d’abord Philippe Bas (LR), et les deux rapporteurs, Muriel Jourda (LR) et Jean-Pierre Sueur (PS).

Les trois figures de la commission d’enquête estiment, contrairement à ce qu’affirme le chef du gouvernement, qu’ils ont « scrupuleusement respecté » le « principe de séparation des pouvoirs », un principe auquel ils sont « profondément » attachés.

Dans la conclusion de leur communiqué, ils appellent à respecter « pleinement » la mission de contrôle du Parlement. Un impératif pour eux « pour la maturité de la démocratie ».

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