Raqa : « La guerre est gagnée maintenant il faut gagner la paix » affirme Jean-Yves le Drian
Trois mois après la libération de Mossoul (Irak), le fief syrien du groupe État islamique a été repris par les Forces démocratiques syriennes (FDS) appuyées par la coalition internationale. Le ministre des Affaires étrangères a salué cette victoire symbolique et a rendu hommage aux familles des victimes des attentats qui ont frappé la France. 

Raqa : « La guerre est gagnée maintenant il faut gagner la paix » affirme Jean-Yves le Drian

Trois mois après la libération de Mossoul (Irak), le fief syrien du groupe État islamique a été repris par les Forces démocratiques syriennes (FDS) appuyées par la coalition internationale. Le ministre des Affaires étrangères a salué cette victoire symbolique et a rendu hommage aux familles des victimes des attentats qui ont frappé la France. 
Public Sénat

Par Helena Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le groupe État islamique avait fait de Raqa (Syrie) la capitale de son « califat. » Symbole de l’expansion du groupe terroriste, la ville a été reprise par les Forces démocratiques syriennes (FDS) avec le soutien aérien de la coalition. « Raqa était le creuset du terrorisme » souligne le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian. C’est aussi dans cette ville que le journaliste James Foley avait été exécuté. Les habitants de Raqa ont vécu sous l’administration du groupe terroriste pendant quatre ans. Quatre années de tyrannie. La place al-Naïm (« paradis » en arabe) avait été rebaptisée le rond-point de l’enfer par les habitants, précise l’AFP. Cette place était le théâtre d’exécutions publiques.

Les attentats « ne sont pas restés impunis »

« Ma première pensée c’est de l’émotion  à l’égard des familles des victimes du Bataclan, des attentats dans les rues de Paris, de Nice d’ailleurs » déclare Jean-Yves le Drian. « Ces crimes ne sont pas restés impunis donc c’est un moment d’émotion » ajoute-t-il. Comme le souligne le journal Le Monde, Abdelhamid Abaaoud, le coordinateur des attentats du 13 novembre 2015 était passé par Raqa. Beaucoup d’autres djihadistes européens ont résidé à Raqa. Une source sécuritaire française indique à l’AFP, que parmi les djihadistes européens toujours présents lors de la reprise de la ville, certains « ont été tués, d’autres ont fui. »

Il faut maintenant penser à la solution politique

« C’est l’après Daech qui commence, Daech est maintenant très largement réduit. Il faut maintenant commencer à penser à la solution politique qui devra permettre à la Syrie de retrouver à la fois la sérénité et son intégrité. C’est un autre chemin. La guerre est gagnée maintenant il faut gagner la paix » analyse Jean-Yves le Drian. Une solution politique qui s’annonce délicate. Le régime syrien – appuyé par la Russie et l’Iran – n’a pas caché sa volonté de reprendre la totalité du territoire. Une solution qui ne saurait contenter la rébellion hostile à Bachar al-Assad. Au début de la révolution, Raqa était une place forte de l’insurrection au régime syrien.

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le