Quelque 300 personnes ont manifesté samedi devant l'aéroport de Nantes, à Bouguenais, pour exiger son "déménagement" à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), en pleine mission de médiation gouvernementale sur ce projet de transfert contesté, a constaté une journaliste de l'AFP.
Aux cris de "Médiation bidon, Hulot démission", "On a voté, transférez l'aéroport", des "riverains en colère", soutenus par des élus et trois associations favorables à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, se sont rassemblés pendant environ une heure devant le Hall 1 de Nantes-Atlantique, barré d'une banderole proclamant "Transféré".
Des partisans du projet d'aéroport Notre-Dame des Landes manifestent le 13 octobre 2017 à Bouguenais devant l'aéroport de Nantes dont ils réclament le déplacement
AFP
Ce "déménagement", symbolisé par des boîtes disséminées à l'entrée de l'aéroport, vise à "montrer le ras-le-bol des riverains qui croyaient qu'en octobre 2017 l'aéroport serait fait et aurait déménagé et on est encore à réfléchir sur son devenir. C'est intolérable", a déclaré Alain Mustière, président de l'association "Des ailes pour l'Ouest".
Des défenseurs du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes manifestent devant celui de Nantes-Atlantique à Bouguenais, pour réclamer son déménagement, le 14 octobre 2017
AFP
Alors que le gouvernement a confié en juin à trois médiateurs une mission de six mois au maximum pour débloquer ce dossier enlisé depuis des années, "il nous reste 48 jours pour l'emporter", a lancé Joël Sauvaget, porte-parole du Coceta, collectif de citoyens de Saint-Aignan-de-Grandlieu, commune située en bout de piste de l'aéroport nantais.
"C'est maintenant qu'il faut se bouger parce qu'on a plus que des doutes sur l'impartialité de la médiation", a souligné M. Sauvaget, exprimant les critiques de nombreux partisans du nouvel aéroport nantais à l'encontre du ministre de la Transition écologique, qu'ils accusent d'ingérence dans la médiation, ce que Nicolas Hulot réfute.
Des partisans du projet d'aéroport Notre-Dame des Landes manifestent le 13 octobre 2017 à Bouguenais devant l'aéroport de Nantes dont ils réclament le déplacement
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"On se demande si Nicolas Hulot n'influence pas de manière directe cette médiation en faveur du maintien de Nantes-Atlantique", a renchéri Jean-Claude Lemasson, maire de Saint-Aignan, venu également porter la parole des riverains "impactés de manière très forte" par le trafic aérien.
"Notre santé est mise en difficulté au regard des pics de nuisances acoustiques", a ajouté M. Lemasson, qui menace de porter plainte contre l'Etat pour "mise en danger de la vie d'autrui".
"La vie devient impossible et c'est un danger permanent pour nos enfants", a affirmé Josiane, une habitante de Saint-Aignan qui vit "juste sous les avions" et qui attend "depuis 40 ans le déménagement de l'aéroport". "Il faut qu'Emmanuel Macron ait le courage de prendre la bonne décision", a-t-elle dit.
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