Rebsamen à Valls: « On ne gouverne pas la gauche avec un 49-3 »
François Rebsamen, ancien ministre du Travail et fidèle lieutenant de François Hollande, a mis en garde mercredi Manuel Valls...

Rebsamen à Valls: « On ne gouverne pas la gauche avec un 49-3 »

François Rebsamen, ancien ministre du Travail et fidèle lieutenant de François Hollande, a mis en garde mercredi Manuel Valls...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

François Rebsamen, ancien ministre du Travail et fidèle lieutenant de François Hollande, a mis en garde mercredi Manuel Valls contre "l'autoritarisme", affirmant qu'"on ne gouverne pas la gauche avec un 49-3".

M. Rebsamen, qui se sent "un peu orphelin" après le renoncement du chef de l'Etat à être candidat à un second mandat, réserve sa décision sur un soutien à la candidature de Manuel Valls. "Je regarde pour le moment", a-t-il dit sur RTL, émettant des réserves à la fois sur "la méthode" et "le programme".

L'ancien Premier ministre "a de l'autorité, il a une autorité naturelle, elle ne doit pas se transformer en autoritarisme", a averti le maire de Dijon. "Je pense que Manuel Valls l'a compris. Il faut qu'il occupe ce centre (de la gauche, ndlr), il faut donc qu'il soit porteur de cette capacité de compromis, de synthèse (...). Je n'ai pas de conseil à lui donner mais je pense qu'il faut une méthode un peu différente. On ne gouverne pas la gauche avec un 49-3".

"Et puis sur le programme, au moment de la primaire de 2012, il avait un programme très, très social-libéral auquel je suis opposé sur certains points, par exemple la suppression de l'ISF (impôt sur la fortune)", a ajouté M. Rebsamen".

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
10min

Politique

« Il faut qu’il abatte son jeu et rentre sur le terrain » : Bruno Retailleau pourrait être candidat officiel des LR pour 2027 dès dimanche

Les militants LR sont appelés à choisir le mode de désignation de leur candidat ce week-end. Mais entre primaire fermée, primaire semi-ouverte et président du parti propulsé candidat, c’est la troisième option qui tient la corde. De quoi permettre au président des LR de lancer le second étage de la fusée et dévoiler son programme « de rupture ». Un meeting est en préparation avant l’été. Il pourrait se faire au Parc floral de Paris, le 20 juin.

Le

Rebsamen à Valls: « On ne gouverne pas la gauche avec un 49-3 »
4min

Politique

Loi-cadre sur les transports : « Nous allons donner des moyens supplémentaires pour investir dans les transports », promet le ministre Philippe Tabarot

Alors que le projet de loi-cadre sur les transports est examiné en séance au Sénat, Philippe Tabarot a égrené les grandes lignes de « son » texte, jeudi 16 avril, au micro de Public Sénat. Le ministre des transports veut assurer la pérennité des financements du secteur, notamment via les recettes des péages autoroutiers et un nouveau contrat avec SNCF Réseau.

Le

Marine Le Pen and Jordan Bardella Hold Campaign Rally in Chalons-en-Champagne
6min

Politique

Présidentielle : « Une inclinaison libérale plus prononcée au RN, incarnée par Jordan Bardella, ne sera pas forcément de nature à rebuter son électorat »

Jeudi et vendredi, les cadres du RN se retrouvent dans un lieu secret pour « un séminaire présidentiel ». Le parti, qui est toujours suspendu à la décision de la Cour d’appel sur l’inéligibilité de Marine Le Pen, n’est pas encore tout à fait en ordre de marche. Au fil des mois, Jordan Bardella semble s’éloigner de la ligne souverainiste et étatiste prônée lors des précédentes campagnes présidentielles. Faut-il y voir un antagonisme ou une manière d'accéder à un dernier territoire de conquête électorale ?

Le