Réception des maires à l’Elysée: « un dîner de cons », dénonce le maire LR de Saint-Etienne
Gaël Perdriau, maire LR Saint-Etienne, reçu mercredi soir à l'Elysée avec plus d'un millier de ses homologues, a dénoncé jeudi ...

Réception des maires à l’Elysée: « un dîner de cons », dénonce le maire LR de Saint-Etienne

Gaël Perdriau, maire LR Saint-Etienne, reçu mercredi soir à l'Elysée avec plus d'un millier de ses homologues, a dénoncé jeudi ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Gaël Perdriau, maire LR Saint-Etienne, reçu mercredi soir à l'Elysée avec plus d'un millier de ses homologues, a dénoncé jeudi "un dîner de cons", regrettant qu'Emmanuel Macron n'ait "pas daigné venir s'exprimer".

"C’est un sentiment étrange, hier soir, on avait un peu l'impression de participer à un dîner de cons, pour tout vous dire. Les maires ont un peu le sentiment d’être pris pour des François Pignon", a déclaré Gaël Perdriau sur RTL.

"Etre invité à l’Elysée c’est toujours un honneur bien sûr, mais ne pas voir celui qui vous invite, ça fait penser un peu aux auditions du pape au Vatican", a-t-il poursuivi. "Il y avait trois antichambres avant de pouvoir arriver là où il recevait, mais nous avons été très peu sans doute à pouvoir l’approcher. Il n’a pas daigné venir s'exprimer".

"Ceci dit il y avait une quinzaine de ministres", a-t-il noté. "Je dois reconnaître qu'ils ont été très disponibles, très avenants, mais ce n'est pas la parole du président de la République, que nous attendions".

"En tout cas il ne faut pas que le président de la République pense qu'en nous caressant le dos, comme il a cherché peut-être à le faire hier soir avec ce cocktail, il a mis un étouffoir sur l'ensemble des sujets qui nous préoccupent", a encore affirmé le maire de Saint-Etienne, critiquant l'"expression très autoritaire, très arbitraire dans les décisions qui sont prises".

"Ca me fait penser à la foudre de l'Olympe qui frappe comme ça de manière arbitraire, très sévère, différents sujets, le logement, l'emploi, le travail, sans véritablement associer finalement les postes avancés que sont les maires", a-t-il dit.

Emmanuel Macron présente ses projets pour les collectivités territoriales jeudi devant les maires réunis en congrès, une intervention très attendue par des élus très remontés contre les décisions prises depuis l'été par le nouvel exécutif qui impactent la situation financière des communes.

En geste de conciliation, le chef de l'Etat a reçu mercredi soir à l'Elysée plus d'un millier d'entre eux en leur ouvrant le rez-de-chaussée du Palais, une première.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le