Référendum ADP : Ruffin, Cormand et Nouvian s’unissent pour « une contagion de signatures »
"Une bataille est engagée" : le député insoumis François Ruffin, le secrétaire national d'EELV David Cormand, la cofondatrice de...

Référendum ADP : Ruffin, Cormand et Nouvian s’unissent pour « une contagion de signatures »

"Une bataille est engagée" : le député insoumis François Ruffin, le secrétaire national d'EELV David Cormand, la cofondatrice de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

"Une bataille est engagée" : le député insoumis François Ruffin, le secrétaire national d'EELV David Cormand, la cofondatrice de Place Publique Claire Nouvian et d'autres personnalités de gauche appellent mardi les opposants à la privatisation d'ADP à s'unir et "produire une contagion de signatures" pour l'organisation d'un référendum.

Après un premier feu vert du Conseil constitutionnel, les initiateurs début avril du référendum d'initiative partagée (RIP) - quelque 250 députés et sénateurs de LFI à LR, avec le soutien du RN - doivent désormais recueillir en neuf mois, par voie électronique, l'approbation d'au moins 10% du corps électoral, soit plus de 4,7 millions de personnes.

Pour s'opposer à la privatisation controversée du groupe aéroportuaire, inscrite dans la loi pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), adoptée définitivement par le Parlement le 11 avril, "une bataille est engagée", "populaire, démocratique", écrivent 16 signataires dans une tribune publiée dans Le Monde.

Il faut, selon eux, la "mener ensemble, par-delà les chapelles et les querelles, les +avec gilet+ et les +sans gilet+, les encartés et les non-encartés, les syndiqués et les non-syndiqués", afin de "produire une contagion de signatures, une épidémie de pétitions".

Figurent aussi parmi les signataires le "gilet jaune" et avocat François Boulo, le secrétaire général de la CGT ADP Daniel Bertone, le député PCF Sébastien Jumel, la coprésidente d'Attac Aurélie Trouvé, la coordinatrice nationale de Générations Claire Monod ou encore le philosophe Michel Onfray.

"Concurrence, croissance, compétition, déficit, mondialisation… Ces mots nous sont répétés pour vendre les aéroports, (et) depuis 40 ans pour vendre à la découpe le gaz, l’électricité, la santé et bientôt les retraites. (...) Ces mots sont désormais des mots cadavres", estiment-ils.

Le ministre de l'Intérieur et le Conseil constitutionnel vont publiquement présenter jeudi le dispositif de recueil des signatures, et les présidents des groupes parlementaires à l'initiative du RIP seront reçus le même jour par Christophe Castaner pour en préciser les modalités.

Si "le gouvernement ne veut pas de référendum d'initiative populaire pour empêcher la privatisation d'ADP", "nous, nous voulons savoir les modalités d'organisation, le mode d'emploi exact que le ministère de l'Intérieur a obligation de mettre en œuvre", dans les mairies et sur une plateforme internet, a souligné la patronne des députés PS Valérie Rabault sur Public Sénat.

Une "soirée de lancement de la campagne de recueil des signatures", à l'initiative du député PCF Stéphane Peu, aura lieu le 19 juin à 19H00 à la Bourse du travail de Saint-Denis, et réunira des parlementaires communistes (Fabien Roussel, Eliane Assassi...), socialistes (Boris Vallaud), Insoumis (Eric Coquerel, Clémentine Autain), Les Républicains (Philippe Dallier, Gilles Carrez, Alain Ramadier), a annoncé le PCF dans un communiqué.

Si les 4,7 millions de signatures sont atteints, le Conseil constitutionnel interviendra ensuite une seconde fois, pour valider ces soutiens. Enfin, si la proposition de loi n'a pas été examinée au moins une fois par chacune des deux assemblées parlementaires dans un délai de six mois, le président pourra la soumettre au référendum.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le