Référendum sur la fin de vie : « Si le Président est prêt à prendre ses responsabilités, nous l’accompagnerons », assure Patrick Kanner

Alors qu’Emmanuel Macron se dit prêt à recourir au référendum sur la fin de vie, en cas de blocage au Parlement, Patrick Kanner, à la tête du groupe PS du Sénat, salue cette annonce. « C’est le seul moment où je l’ai trouvé courageux, cohérent, en disant qu’il faut sortir une loi sur la fin de vie », affirme l’ancien ministre.
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Au lendemain du passage d’Emmanuel Macron sur TF1, où le chef de l’Etat a notamment évoqué la possibilité de recourir au référendum sur la fin de vie, en cas d’« enlisement » au Parlement sur le texte en cours d’examen, le sujet fait réagir.

S’il n’a pas aimé l’ensemble de la prestation du président de la République, le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, a au moins apprécié cette volonté affichée par Emmanuel Macron d’aller au bout sur ce sujet sensible. « Sur les deux heures concernant la politique interne, c’est le seul moment où je l’ai trouvé courageux, cohérent, en disant qu’il faut sortir une loi sur la fin de vie, qui permettra la dignité, l’humanité, la fraternité. Pour le reste, j’ai trouvé ces 3 heures interminables. Et j’ai trouvé un Président qui n’a plus de repère, plus de boussole, dans le déni et qui n’a pas convaincu », réagit ce mercredi au micro de Public Sénat, en marge des questions d’actualité au gouvernement, Patrick Kanner, qui ajoute : « On voit que l’échec est la conclusion de cet exercice hier soir ».

« Ce serait une formidable avancée »

Mais comment comprend-il l’« enlisement », dont parle le chef de l’Etat ? « L’enlisement, ça peut être un blocage au sein du Parlement, ça peut venir de milliers d’amendements, ici au Sénat, ou de milliers d’amendements à l’Assemblée nationale. A un moment donné, il faudra en sortir. Les Français sont très majoritairement favorables à une loi qui permette à chacun de pouvoir disposer de sa liberté absolue, sur le moment le plus grave de la vie, à savoir accéder à la mort parce qu’on l’a décidé et que la situation devient intolérable », soutient le sénateur PS du Nord, qui conclut : « Je trouve que ce serait une formidable avancée. Et si le Président est prêt à prendre ses responsabilités en demandant un référendum, et bien nous l’accompagnerons, en responsabilité, ce qui n’enlève rien à son bilan depuis 96 mois ».

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