Référendums : « C’est en deçà de ce qu’on pouvait attendre », regrette Dominique Estrosi-Sassone

La sénatrice LR, présidente de la commission des affaires économiques, a fait part de sa déception ce 14 mai, au lendemain du long entretien du président de la République. « Le président de la République s’en est tenu à l’annonce d’un référendum qui reste encore assez nébuleux », regrette-t-elle.
Rédaction Public Sénat

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« Hier, il a encore botté en touche. » Sur l’antenne de Public Sénat, Dominique Estrosi Sassone affiche sa déception après la longue prestation télévisée du chef de l’État hier soir, qui aurait pu être l’occasion d’annonces concrètes de référendums à revenir. « C’est en deçà de ce qu’on pouvait attendre, et de ce qu’attendent les Français », a-t-elle ajouté.

Le chef de l’État a notamment fermé la porte à une consultation sur le thème de l’immigration, qui était demandée à la fois par la droite, dont le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. « Ce n’est pas un désaveu », estime toutefois la sénatrice LR, présidente de la commission des affaires économiques.

« Le président de la République s’en est tenu à l’annonce d’un référendum qui reste encore assez nébuleux, en disant qu’il y aura potentiellement un référendum sur l’aide à mourir, s’il y a un blocage du Parlement. »

Fin de vie : « Je souhaite que l’on aille au bout de la discussion législative »

Sur le sujet du projet de loi sur la fin de vie, actuellement à l’Assemblée nationale, la sénatrice des Alpes-Maritimes « souhaite que l’on aille au bout de la discussion législative ». « On verra comment le Parlement gère ce dossier », a-t-elle déclaré. Le Sénat devrait être saisi « fin septembre, début octobre », selon elle.

Voyant « une volonté d’obstruction » à l’Assemblée nationale au regard du nombre d’amendements déposés, et constatant une volonté des Français de s’exprimer sur ces questions, la sénatrice ne voit pas d’un mauvais œil une consultation référendaire en cas d’enlisement des débats. « Pourquoi pas, mais il faudra être prudent sur comment la question va être posée, pour ne pas enflammer le pays sur un sujet éminemment intime et qui relève d’un sujet de société. »

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