« Refondation » du FN: les adhérents consultés « probablement en septembre »
Le séminaire sur la "refondation" du FN se tiendra les 21 et 22 juillet au siège du parti à Nanterre, a appris l'AFP mardi, et...

« Refondation » du FN: les adhérents consultés « probablement en septembre »

Le séminaire sur la "refondation" du FN se tiendra les 21 et 22 juillet au siège du parti à Nanterre, a appris l'AFP mardi, et...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le séminaire sur la "refondation" du FN se tiendra les 21 et 22 juillet au siège du parti à Nanterre, a appris l'AFP mardi, et les adhérents du Front national seront consultés, selon Marine Le Pen, "probablement au mois de septembre" sur ce sujet.

"Le séminaire se tiendra le vendredi 21 juillet dans l'après-midi et le samedi 22 juillet toute la journée", a indiqué à l'AFP Nicolas Bay, secrétaire général du parti.

Ce séminaire, pour lequel sept groupes de travail thématiques, composés de cadres frontistes, ont déjà été formés, vise à lancer le travail de "refondation" du parti voulu de toutes parts en interne.

"Il y a beaucoup de choses à changer mais ce que nous devons faire d'abord, c'est nous tourner vers nos adhérents", a assuré Marine Le Pen auparavant sur franceinfo.

"Le FN est un très grand mouvement politique français (…) Nous devons travailler à lui donner un avenir plus brillant encore", a déclaré la présidente du FN.

"Des groupes de travail, des rapporteurs, vont venir lors d'un séminaire exprimer le résultat de ce travail et c'est ce séminaire qui va rédiger ce questionnaire que nous allons adresser probablement dans le courant du mois de septembre à nos adhérents", a poursuivi la députée du Pas-de-Calais.

Mme Le Pen a affirmé que ce questionnaire sera "la base de la refondation du Front national qui sera entérinée lors du Congrès qui aura lieu au mois de mars".

La date exacte et le lieu de ce Congrès n'ont pas encore été précisément arrêtés.

A la question "est-ce que la marque Front national est usée ?", Marine Le Pen a répondu: "moi, je pense que oui". "Elle ne permet pas de réunir au-delà d'elle-même. (...) Pour cela, parce qu'il y aura une réalité nouvelle, il faut, je crois, que cette réalité nouvelle ait un nom nouveau", a-t-elle jugé.

Interrogée sur ses rapports avec son allié à la présidentielle Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), qui avait déclaré dimanche sur France 3 qu'il souhaitait "qu'on enlève les défauts du Front national et les défauts des Républicains", la députée FN a d'abord ironisé : "il veut supprimer les défauts de tous les autres mais pas les siens".

Elle a ensuite assuré qu'elle parlait "souvent" avec lui.

"Nous avons commencé à cheminer ensemble même si nos souhaitons chacun pour l'instant conserver l'indépendance de nos structures politiques", a-t-elle affirmé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

« J’ai assez honte que mon parti se tabasse toute la journée » : la crise interne continue au PS sur la stratégie pour 2027

En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.

Le

Office Francais de l’Immigration et de l’Integration a Nice
6min

Politique

Présidentielle : l’immigration, nouveau clivage à gauche ?

Alors que les propos de François Ruffin « contre l’immigration de travail » ont fait réagir jusque dans son propre camp, les premiers débats de la campagne présidentielle prennent forme. À gauche, l’immigration pourrait devenir un véritable clivage entre les candidats.

Le

Minister Naïma Moutchou Visits the Tribe of Easo on Lifou Island
7min

Politique

Nouvelle-Calédonie : le gouvernement s’appuie sur un texte du Sénat, examiné dès le 18 mai, pour élargir le corps électoral   

A quelques semaines des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement compte s’appuyer sur une proposition de loi du sénateur LR, Georges Naturel, pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral, sujet de tension dans l’Archipel qui avait conduit à des violences insurrectionnelles, il y a deux ans. Le texte devrait être examiné au Sénat le 18 mai. 

Le