Réforme constitutionnelle: un député guyanais propose de créer le statut de Pays d’Outre-mer
Le député LREM de Guyane Lenaïck Adam propose de créer un statut de "Pays d'outre-mer", dans le cadre de la réforme...

Réforme constitutionnelle: un député guyanais propose de créer le statut de Pays d’Outre-mer

Le député LREM de Guyane Lenaïck Adam propose de créer un statut de "Pays d'outre-mer", dans le cadre de la réforme...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le député LREM de Guyane Lenaïck Adam propose de créer un statut de "Pays d'outre-mer", dans le cadre de la réforme constitutionnelle dont l'examen au Parlement est prévu dans les prochaines semaines, a-t-il annoncé vendredi à la presse.

Le député propose, dans un amendement déposé auprès de son groupe, que ces "Pays" soient "régis par un statut-cadre adopté conjointement par le Parlement et l'Assemblée délibérante de la collectivité", puis "soumis aux électeurs qui seuls décident de l'approbation, la ratification ou de la modification du statut".

Cela permettra "une autonomie sur mesure pour chacun des territoires, où chaque population pourra choisir le modèle le plus adapté à ses spécificités".

Selon le député, cette proposition vise à "prendre nos territoires en main", car une "autonomie mieux ajustée et plus réfléchie est une condition sine qua non pour une meilleure intégration (des territoires ultramarins) au sein de la République".

Elle permet aussi de "répondre aux difficultés résultant de l'excessive rigidité des article 73 et 74" de la Constitution, qui régissent les Outre-mer.

Certains territoire ultramarins sont régis par l'article 73, qui les soumet aux mêmes règles juridiques que la métropole avec des possibilités "d'adaptations" liées à leurs caractéristiques particulières. D'autres sont régis par l'article 74, qui leur permet de bénéficier d'une autonomie législative et institutionnelle accrue.

Pour M. Adam, "l'article 73 empêche une évolution vers toute forme d'autonomie, même limitée", mais dans l'article 74, "beaucoup de dispositions sortent du droit commun, ce que beaucoup d'électeurs ultramarins ne souhaitent pas".

Un autre amendement propose "d'étendre la possibilité pour le président de la République de consulter les électeurs des Outre-mer sur toutes les questions les concernant et non plus seulement sur l'organisation et les compétences d'une collectivité".

Un autre encore prévoit l'entrée en vigueur de plein droit des demandes d'habilitation des assemblées locales en l'absence d'opposition du gouvernement ou du parlement au terme d'un certain délai (qu'il envisage de 4 mois), afin que ces demandes ne se perdent plus "dans les méandres de la procédure législative".

M. Adam préconise également d'"assouplir certaines procédures", pour donner aux collectivités ultramarines notamment "l'initiative des lois, leur permettre d'être entendues par les commissions parlementaires et d'être associées aux décisions européennes et traités internationaux".

Partager cet article

Dans la même thématique

Déboutés du droit d’asile : Bruno Retailleau met la pression sur Renaissance et Horizons dans l’application du futur cadre migratoire européen
6min

Politique

Déboutés du droit d’asile : Bruno Retailleau met la pression sur Renaissance et Horizons dans l’application du futur cadre migratoire européen

Le candidat LR à la présidentielle a interpellé l’exécutif et les parlementaires du camp présidentiel quant aux suites à donner à l’accord trouvé au niveau européen sur les nouvelles règles d’éloignement des migrants déboutés du droit d’asile. « Il faut que ce soit appliqué immédiatement » et « dans sa totalité », a enjoint l’ancien ministre de l’Intérieur.

Le

White March for Lyhanna in Fleurance.
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il faut un choc sociétal. Il faut un MeToo des enfants », alerte Denis Roth-Fichet, secrétaire général de la Ciivise

Après le meurtre de la petite Lyhanna, les révélations sur les plaintes visant le principal suspect relancent une question aussi ancienne que dérangeante : la France est-elle réellement capable de protéger les enfants victimes de violences sexuelles ? Derrière l’émotion, les chiffres dressent le portrait d’un système saturé, où les alertes s’accumulent, les enquêtes peinent à aboutir et la parole des mineurs reste trop souvent ignorée.

Le