Réforme de l’ISF: « Le problème n’est pas qu’on ait trop de riches » (Bergé, LREM)
Aurore Bergé, porte-parole des députés LREM, a indiqué que la question de la réforme controversée de l'ISF serait abordée lors de...

Réforme de l’ISF: « Le problème n’est pas qu’on ait trop de riches » (Bergé, LREM)

Aurore Bergé, porte-parole des députés LREM, a indiqué que la question de la réforme controversée de l'ISF serait abordée lors de...
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Aurore Bergé, porte-parole des députés LREM, a indiqué que la question de la réforme controversée de l'ISF serait abordée lors de la réunion du groupe mardi, soulignant vouloir "éviter d'avoir un débat qui donnerait à penser qu'être riche c'est forcément être coupable".

"On va en parler. Déjà demain on a notre réunion de groupe LREM donc c'est une question qu'on va poser", a déclaré Aurore Bergé, interrogée par Sud Radio sur les critiques que suscite la réforme de l'ISF, en particulier concernant l'exemption de certains biens comme les yachts ou jet privés.

"En effet se pose une question pour certains biens", a-t-elle reconnu, disant cependant ne pas aimer "l'idée de signes extérieurs de richesse ou de biens ostentatoires, parce que je ne sais pas clairement ce que ça veut dire". "On a tous des définitions qui sont différentes et pour moi être riche, ce n'est pas un problème".

"Moi je pense en tout cas qu'il faut éviter d'avoir un débat qui donnerait à penser qu'être riche c'est forcément être coupable. Ca n'est pas le sujet", a-t-elle exposé.

"Dans notre pays, le problème ce n'est pas qu'on ait trop de riches, le problème c'est qu'il y a encore malheureusement des gens qui sont dans la pauvreté", a poursuivi la députée des Yvelines. "Ce n'est pas parce que vous allez réduire le nombre de riches que vous allez réduire le nombre de pauvres dans ce pays. L'idée c'est au contraire de permettre à ceux qui sont riches de rester, de revenir, et d'investir leur capital dans notre pays".

Mme Bergé a également réfuté "la fable sur le petit propriétaire qui serait indûment taxé" sur ses biens immobiliers. "Le petit propriétaire, il n'a pas un patrimoine de 2 millions d'euros, ça n'est pas vrai".

Les ministres en charge de l'Economie et des Comptes publics se sont déclarés ouverts dimanche à la possibilité de taxer certains "produits ostentatoires", sans remise en cause de la réforme de l'impôt sur la fortune qui ne concernera plus que le patrimoine immobilier et exonèrera les valeurs mobilières (actions et obligations, fonds d'investissement).

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