Réforme de l’ISF : « Si des mesures n’ont pas marché, elles seront corrigées » assure Emmanuel Macron
Dans le cadre de l’ouverture du grand débat national, Emmanuel Macron est aujourd’hui à Grand Bourgtheroulde, dans l’Eure. Le Président est revenu sur certains sujets qui agitent le débat, notamment l’ISF, absent de sa Lettre aux Français.

Réforme de l’ISF : « Si des mesures n’ont pas marché, elles seront corrigées » assure Emmanuel Macron

Dans le cadre de l’ouverture du grand débat national, Emmanuel Macron est aujourd’hui à Grand Bourgtheroulde, dans l’Eure. Le Président est revenu sur certains sujets qui agitent le débat, notamment l’ISF, absent de sa Lettre aux Français.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron considère qu’ « il ne faut pas raconter des craques. » « Ce n’est pas parce qu’on va rétablir l’ISF que la situation d’un seul Gilet jaune s’améliorera. Ça, c’est de la pipe. » Le Président considère que, si l’ISF est rétabli, « les quelques-uns qui étaient en train de revenir diraient "celui-là il est comme les autres, dès qu’il y a un coup de grisou, il remballe ses idées." »

Le Président confirme qu’il y aura un débat sur la fiscalité, « passion française. » Il réaffirme sa détermination à réformer l’ISF, qui n’est pas un bon impôt. « Les impôts qui ne favorisent pas la production, qui n’incitent pas à revenir, ne sont pas les meilleurs impôts. »

Il s’étend également sur le système français, « plus juste que nos voisins. » « Les inégalités, après système fiscal, sont corrigées et, la clé, c’est l’impôt sur le revenu. » Il propose également de débattre sur la taxe sur les successions, « un impôt juste puisqu’il taxe la génération qui passe la main. »

L’ISF, au contraire, n’est « pas un impôt productif car il taxe ceux qui ne sont pas assez riches pour se mettre à l’ombre et ceux qui sont en train de réussir. »

La priorité, selon le Président, est donc « de s’attaquer aux inégalités. » « La vraie inégalité est l’inégalité de destin, c’est de ne pas avoir la même possibilité de réussir selon d’où l’on vient. » Pour le Président, « cette inégalité, ce n’est pas l’ISF qui la corrige. »

Emmanuel Macron confirme que « l’ISF doit faire partie de ce débat. » « La réforme de l’ISF doit être évaluée, les parlementaires vont regarder ce qui marche et ce qui ne marche pas. » Il assure que « si des mesures n’ont pas marché, elles seront corrigées. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Réforme de l’ISF : « Si des mesures n’ont pas marché, elles seront corrigées » assure Emmanuel Macron
2min

Politique

Affaire Lyhanna : le groupe communiste demande une nouvelle fois la création d’une délégation des droits de l’enfant au Sénat

A la sortie des questions d’actualité au gouvernement, la présidente du groupe communiste du Sénat, Cécile Cukierman a indiqué qu’elle avait demandé au président du Sénat, Gérard Larcher, la création d’une délégation des droits de l’enfant au Sénat. Une demande rejetée à plusieurs reprises par la chambre haute ces dernières années.

Le

Réforme de l’ISF : « Si des mesures n’ont pas marché, elles seront corrigées » assure Emmanuel Macron
3min

Politique

« Liste noire » dans l’Education nationale : « Aucun individu dangereux ne doit pouvoir mettre les pieds dans une école », défend le ministre

Le gouvernement souhaite lister dans un fichier les personnels licenciés par l’administration en raison de comportements inappropriés avec les mineurs, même sans décision de justice. « Ils ne pourront plus rentrer par la fenêtre quand on les a chassés par la porte », défend Édouard Geffray le ministre de l'Éducation nationale.

Le

Réforme de l’ISF : « Si des mesures n’ont pas marché, elles seront corrigées » assure Emmanuel Macron
3min

Politique

Affaire Lyhanna : « Le viol est un problème d’hommes, le meurtre est un problème d’hommes », dénonce la sénatrice écologiste, Mélanie Vogel

Dans la foulée du meurtre de la jeune Lyhanna dans le Gers et de celle de Noahm à Metz sur fond d’homophobie, la sénatrice écologiste, Mélanie Vogel a livré un réquisitoire sévère contre « le système des violences masculines », lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat.

Le