Réforme de la Constitution : Belloubet et Fesneau vont rencontrer les présidents de groupe parlementaires
Le premier ministre Edouard Philippe a demandé aux ministres de la Justice et des Relations avec le Parlement de rencontrer la semaine prochaine les présidents des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat. Objectif : créer le dialogue, identifier les points de blocage et, si possible, trouver les bases d’un accord.

Réforme de la Constitution : Belloubet et Fesneau vont rencontrer les présidents de groupe parlementaires

Le premier ministre Edouard Philippe a demandé aux ministres de la Justice et des Relations avec le Parlement de rencontrer la semaine prochaine les présidents des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat. Objectif : créer le dialogue, identifier les points de blocage et, si possible, trouver les bases d’un accord.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Avant sa présentation en Conseil des ministres au mois de juillet, le gouvernement accélère la préparation du nouveau texte de la réforme constitutionnelle. Le premier ministre Edouard Philippe a demandé à la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, et au ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, de rencontrer tous les présidents des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat la semaine prochaine, a appris publicsenat.fr de source gouvernementale.

Ce tour d’horizon permettra d’écouter les présidents de groupe, de déceler les sujets épineux, les points de blocage voire d’identifier les motifs d’une fronde. Et si possible, de trouver les bases d’un accord. Pour l’exécutif, c’est aussi une manière de mettre en pratique la nouvelle méthode basée sur le dialogue qu’Emmanuel Macron a assuré vouloir mettre en place, à la sortie du grand débat. L’exécutif pourra au moins donner aux groupes le sentiment d’être écouté, avant de sortir le projet de loi.

Gérard Larcher « toujours ouvert »

L’enjeu concerne avant tout les groupes LR et UC du Sénat, qui forment la majorité sénatoriale. Car sans l’accord de la Haute assemblée, la révision de la Constitution est impossible. Mardi matin, sur France Info, le président du Sénat, Gérard Larcher, s’est à nouveau montré prêt à discuter avec l’exécutif. « J’ai dit que j’étais toujours ouvert, que le Sénat était ouvert pour aborder la révision » a souligné Gérard Larcher, qui rappelle l’enjeu essentiel de la réforme à ses yeux : « Permettre que chaque département et collectivité territoriale à statut spécifique soient représentés de manière correcte ».

Alors qu’Emmanuel Macron veut réduite de 25 à 30% le nombre de parlementaires, Gérard Larcher fixe le bon niveau à 20%, ce qui ferait 280 ou 285 sénateurs, contre 348 aujourd’hui. « Tout le monde sait que j’ai proposé que la réduction soit moins importante car j’ai envie qu’il n’y ait pas un département qui n’ait pas de député ou de sénateur » explique le sénateur des Yvelines, pour qui « ce n’est pas un marchandage ». Il a pu à nouveau porter son message au premier ministre, qu’il a rencontré mardi sur le sujet.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le

Taxi de Cannes le carburant a plus de 2 euros le litre
7min

Politique

Prix du carburant : avec les aides ciblés, le gouvernement acte la fin du quoi qu’il en coûte

Le plan d’aides aux entreprises de 70 millions pour face à la hausse des prix des carburants, annoncé par le gouvernement vendredi ne satisfait ni les agriculteurs, ni les transporteurs, ni les pêcheurs concernés. 5 ans après le quoi qu’il en coûte de la crise Covid et trois ans après le bouclier tarifaire de la guerre en Ukraine, le gouvernement a-t-il les moyens de faire autrement qu’avoir recours à des aides ciblées ?

Le