Réforme de la SNCF: « On ne peut pas compter sur la négociation », estime Rugy
"On ne peut pas compter sur la négociation" dans la réforme de la SNCF, a estimé dimanche le président de l'Assemblée nationale,...

Réforme de la SNCF: « On ne peut pas compter sur la négociation », estime Rugy

"On ne peut pas compter sur la négociation" dans la réforme de la SNCF, a estimé dimanche le président de l'Assemblée nationale,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"On ne peut pas compter sur la négociation" dans la réforme de la SNCF, a estimé dimanche le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy (La République en marche), en mettant en cause l'attitude de certains syndicats, particulièrement la CGT.

"La porte est toujours ouverte pour la négociation, mais ce que nous savions avant, et ce qui se confirme aujourd'hui, c'est que de toute façon, pour mener une réforme comme celle-là, on ne peut pas compter sur la négociation", a déclaré M. de Rugy lors du "Grand jury RTL-Le Figaro-LCI".

"Il y a un certain nombre d'acteurs syndicaux, qui ne s'en cachent pas d'ailleurs, le principal syndicat de la SNCF, la CGT, qui a toujours refusé de négocier", a poursuivi le député de Loire-Atlantique.

"Ça sert toujours de discuter sur, par exemple, la question du statut des cheminots" et ses "modalités", mais "le fait que les nouveaux agents de la SNCF recrutés demain ne seront plus recrutés sous ce statut, ça, ce n'est pas négociable", a réaffirmé M. de Rugy.

"Le cœur de cette réforme, c'est l'ouverture à la concurrence, qui a été repoussée pendant des années alors que tout le monde sait que c'était utile".

"Quand vous avez une société ,quelle qu'elle soit, en situation de monopole, au bout d'un certain temps il y a de la sclérose. Au bout d'un certain temps, on ne fait plus preuve de beaucoup d'imagination parce qu'on n'est pas stimulés par d'autres concurrents. C'est comme ça dans tous les secteurs de la vie économique", a affirmé M. de Rugy.

"La privatisation, ça voudrait dire vendre la SNCF à des investisseurs privés, mettre la SNCF en Bourse. Vous avez remarqué que ce n'est pas le cas. D'ailleurs je crois que si c'était le cas il n'y a pas grand monde qui voudrait acheter une société avec autant de dettes", a ajouté M. de Rugy.

Pour le président de l'Assemblée, "il faudra une reprise de la dette" et il faudra que le gouvernement "dise de quel montant, il y aura une reprise de la dette comme ça s'est fait en Allemagne. Mais il faut qu'avant, la réforme soit votée".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le