Réforme des institutions : Damien Abad ne souhaite pas qu’elle « aboutisse »
Damien Abad, vice-président des Républicains, député de l’Ain, revient sur la nécessité d’avoir des contre-pouvoirs et un Parlement forts.

Réforme des institutions : Damien Abad ne souhaite pas qu’elle « aboutisse »

Damien Abad, vice-président des Républicains, député de l’Ain, revient sur la nécessité d’avoir des contre-pouvoirs et un Parlement forts.
Public Sénat

Par Maud Larivière

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L’Assemblée nationale examine en commission cette semaine le projet de réforme constitutionnelle.

« Moi je ne souhaite pas que cette réforme constitutionnelle aboutisse » déclare Damien Abad, vice-président des Républicains, député de l’Ain, qui explique : « Pour une raison très simple, c’est que ce serait la seule réforme constitutionnelle de la Vème République qui entrainerait un recul des droits du Parlement, et un affaiblissement des droits de l’opposition ».

« On n’est plus à l’époque de Louis XIV, où l’État c’est moi »

Selon lui, dans une démocratie, « il est sain d’avoir des contre-pouvoirs ». « La République Française ce n’est pas une monarchie » rappelle-t-il en reconnaissant que le « culte de la personnalité » aujourd’hui, est un « sentiment très fort ». « On n’est plus à l’époque de Louis XIV, où l’État c’est moi » tranche-t-il

« La réalité c’est qu’on a besoin de contre-pouvoirs, on a besoin d’avoir un Parlement plus fort, et on a besoin de faire confiance aux territoires » estime-t-il, avant d’ajouter : « C’est une réforme qui déracine la République ».

Damien Abad est d’accord pour dire qu’il y a un « toilettage à faire », mais il ne considère pas que le Parlement est « un conseil d’administration ou une entreprise ». « Le Parlement c’est la culture du débat » rappelle-t-il.

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