Réforme des institutions: Larcher dit ne pas être « dans une partie de bras de fer »
Le président du Sénat Gérard Larcher a assuré jeudi ne pas être "dans une partie de bras de fer" avec l'exécutif à propos de la...

Réforme des institutions: Larcher dit ne pas être « dans une partie de bras de fer »

Le président du Sénat Gérard Larcher a assuré jeudi ne pas être "dans une partie de bras de fer" avec l'exécutif à propos de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le président du Sénat Gérard Larcher a assuré jeudi ne pas être "dans une partie de bras de fer" avec l'exécutif à propos de la réforme des institutions, rappelant ne pas être hostile au "principe" d'une baisse du nombre de parlementaires.

Les points les plus emblématiques de la réforme des institutions (30% de parlementaires en moins, 15% de proportionnelle aux législatives et trois mandats consécutifs maximum) ont été adoptés mercredi en Conseil des ministres et vont désormais être débattus au Parlement.

Interrogé sur Sud Radio pour savoir s'il y avait accord avec l'exécutif, M. Larcher a répondu: "ah non, on est au début de la phase parlementaire, c'est un dialogue que nous allons avoir avec l'Assemblée nationale, c'est aussi un dialogue que j'ai avec le président de la République et le Premier ministre".

"Le Sénat n'est pas dans une attitude repliée, conservatrice (...) Je ne suis pas dans une partie de bras de fer", a-t-il assuré, rappelant "deux principes": "que les droits du Parlement soient préservés, et qu'on se préoccupe du territoire, dans sa représentation".

"Je ne suis pas hostile au principe de baisse du nombre de parlementaires" mais il faut qu'il y ait "un député, un sénateur minimum dans chaque département, et qu'on soit très attentif à ce qu'il n'y ait pas 40 départements avec un seul sénateur et une trentaine avec un seul député".

Évoquant un possible référendum, il a noté que "le président de la République a toujours la possibilité sur une loi ordinaire de (l')utiliser", tout en jugeant que "s'agissant d'une affaire parlementaire, il faut laisser le temps au Parlement d'en débattre".

Le président de la commission des Lois au Sénat, Philippe Bas (Les Républicains), a dit sur Public Sénat "nullement se sentir sous la pression" du gouvernement, notant que "le président de la République, le gouvernement, propose, mais c'est le Parlement qui décide".

Il a critiqué le projet de faire élire 61 députés sur des listes nationales pour appliquer une dose de 15% de proportionnelle: ces listes seraient "la cooptation par les partis politiques de gens qui n'ont jamais rencontré un Français, n'ont pas de base locale et sont tout à fait aériens, en apesanteur", a-t-il souligné.

Quant à un possible renouvellement intégral de la chambre haute en septembre 2021, et non par moitié comme actuellement, M. Bas a estimé qu'il s'agit de "la politique politicienne".

Avec cette idée, a-t-il dit, Emmanuel Macron espère que les municipales de 2020 "vont le faire progresser dans les communes et qu'ensuite ces communes voteront pour des sénateurs qu'on remplacera d'un seul coup et qui lui seront plus favorables".

"Pourquoi vouloir modifier le calendrier électoral et imposer un renouvellement intégral du Sénat contraire à l’esprit de la Vème République?", a demandé de son côté dans un communiqué le président des sénateurs centristes Hervé Marseille pour qui la réforme "est compatible avec le respect du calendrier actuel".

Partager cet article

Dans la même thématique

Montreuil: Les rencontres de Montreuil pour rassembler la gauche
6min

Politique

Election présidentielle : qui sont les candidats à gauche ?

La course à la présidentielle est bien lancée à gauche. Certains, comme la France Insoumise, ont déjà leur candidat ; d’autres, comme le PS et Place publique, attendent les résultats d’une primaire ; d’autres encore, comme les Ecologistes, se divisent en interne sur la stratégie à adopter. Vous n’avez rien suivi pendant l’été ? Nous résumons ici qui sont les candidats à gauche en cette rentrée.

Le

Chateauneuf-sur-Isere: Jean-Luc Melenchon delivers a speech
6min

Politique

Présidentielle 2027 : le duel Le Pen-Mélenchon devient-il crédible ?

À huit mois de la présidentielle, un sondage Toluna Harris Interactive pour M6 et RTL place Jean-Luc Mélenchon en position de se qualifier pour le second tour dans trois scénarios sur cinq. Marine Le Pen domine toujours très largement les intentions de vote. Les politologues invitent toutefois à relativiser ces résultats, alors que le « casting » de 2027 est loin d’être arrêté.

Le

Paris : Press conference and signature during the Summit of the Coalition of the Willing
4min

Politique

« Les frappes ukrainiennes font mal parce qu’elles touchent le tissu économique russe » 

Ce lundi, les Etats membres de la "Coalition des volontaires" se réunissent à Kiev dans un contexte d'intensification de la guerre contre la Russie, quatre ans et demi après son déclenchement en 2022. Alors que l'Ukraine cherche à acquérir davantage d'armes pour frapper loin en Russie, le Général Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la revue Défense nationale, fait un point sur l’état des forces en présence.

Le