Réforme des institutions : selon Claude Malhuret, il reste deux points à régler
Claude Malhuret, sénateur de l’Allier, reconnaît le travail « considérable » de Gérard Larcher sur la réforme constitutionnelle, et évoque sa crainte d’un affaiblissement du Parlement.

Réforme des institutions : selon Claude Malhuret, il reste deux points à régler

Claude Malhuret, sénateur de l’Allier, reconnaît le travail « considérable » de Gérard Larcher sur la réforme constitutionnelle, et évoque sa crainte d’un affaiblissement du Parlement.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Claude Malhuet, président du groupe des Indépendants, s’aligne sur la position du Président du Sénat, et espère qu’un affaiblissement du parlement sera « évité ». Il souhaite que le projet de la réforme des institutions soit réexaminé.

« Gérard Larcher est arrivé à avoir une position pratiquement commune de l’ensemble du Sénat tous groupes politiques confondus, il a fait 40 propositions et discuté avec le Président de la République et le Premier ministre » précise Claude Malhuet, avant de souligner le travail « considérable » du Président du Sénat.

 « On est pratiquement au bout du chemin, il ne nous reste pratiquement plus de sujets de divergence, sauf deux » annonce-t-il. Le premier concerne l’abaissement du nombre de parlementaires, dont le débat se porte sur le chiffre : « Est-ce que c’est  30, ou 25 %?» se demande l’ancien député européen avant d’ajouter : « Si on veut une représentation nationale qui soit efficace, qui soit forte, parce qu’il faut un Président fort, mais aussi un Parlement fort, il ne faut pas trop baisser le nombre de parlementaires». Selon lui, le seuil de 25% semble adéquat.

Le second point de discorde concerne le possible déséquilibre entre l’exécutif et le parlement que provoquerait la réforme : « Il y a sur la limitation des amendements, des choses dont nous ne pensions pas qu’elles allaient arriver, et qui déséquilibre l’ensemble en faveur de l’exécutif ». Le sénateur espère que ces deux points seront réglés au moment de la discussion parlementaire.

Partager cet article

Dans la même thématique

Session of questions to the government at the National Assembly
2min

Politique

Budget : Sébastien Lecornu a choisi le recours au 49.3

Après un week-end de réflexion, le Premier ministre va annoncer en Conseil des ministres le recours au 49.3 pour faire passer le budget 2026. Après avoir concédé de nombreux gestes en direction des socialistes, Sébastien Lecornu a obtenu de leur part un accord de non-censure. Le chef du gouvernement revient donc sur son engagement de ne pas avoir recours à cet article, mais évite la voie plus brutale des ordonnances.

Le

Formal opening session of the Court of Cassation
5min

Politique

Budget des collectivités : le gouvernement tend la main au Sénat en proposant un effort contenu aux alentours de 2 milliards d’euros

Dans la dernière ligne droite du marathon budgétaire 2026, le gouvernement ne souhaite pas prolonger plus que nécessaire la navette parlementaire en cas de recours à l’article 49.3. Pour que les sénateurs ne reviennent pas sur la copie qui serait validée par l’Assemblée, le gouvernement a limité l’effort demandé aux collectivités « un marqueur du Sénat ».

Le

Réforme des institutions : selon Claude Malhuret, il reste deux points à régler
3min

Politique

Municipales à Paris : « Je regrette qu'on ne soit pas unis derrière la candidature de Rachida Dati », expose Aurore Bergé

À quelques semaines des élections municipales 2026, les rangs macronistes avancent en ordre dispersé à Paris. Aurore Bergé, ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, soutient Rachida Dati. « C’est elle qui peut gagner », estime la responsable sur Public Sénat ce lundi. Une position contraire à celle de son parti, Renaissance, qui s’est allié au candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel.

Le