Réforme des retraites : « Emmanuel Macron veut aller jusqu’au bout, bouffi d’orgueil », fustige Laurent Jacobelli (RN)
Invité de notre matinale, Laurent Jacobelli est revenu sur le vote des motions de censure prévu ce lundi après-midi. Le député RN a fustigé l’attitude du Président dans la crise politique actuelle et a appelé à dépasser les clivages politiques lors du vote des motions de censure, sur celle du RN ou celle de Liot.

Réforme des retraites : « Emmanuel Macron veut aller jusqu’au bout, bouffi d’orgueil », fustige Laurent Jacobelli (RN)

Invité de notre matinale, Laurent Jacobelli est revenu sur le vote des motions de censure prévu ce lundi après-midi. Le député RN a fustigé l’attitude du Président dans la crise politique actuelle et a appelé à dépasser les clivages politiques lors du vote des motions de censure, sur celle du RN ou celle de Liot.
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

C’est le grand jour. Alors que les motions de censure déposées après l’usage du 49-3 par l’exécutif seront discutées ce lundi après-midi, Laurent Jacobelli (RN) fustige l’attitude d’Emmanuel Macron : « On a tous eu dans les repas de famille, ce gamin de 5 ans qui s’accrochait au jouet qu’il avait cassé. Emmanuel Macron a pondu une réforme immature, illogique, mal fagotée et injuste, et alors que tout le monde lui dit que cette réforme n’est pas bonne, il veut aller jusqu’au bout, bouffi d’orgueil. »

« S’il a un brin de courage, qu’il regarde les Français dans les yeux »

Le député de Moselle estime que le Président de la République « s’est emmuré lui-même dans la forteresse qu’il a construite, avec un gouvernement à la botte et un reniement du Parlement. » Au Sénat, le texte a bien été voté, mais « par des sénateurs LR qui sont plus macronistes que Macron lui-même et qui ont fait, du fait d’aller à la soupe, une sorte de doctrine », lâche Laurent Jacobelli.

Le député RN regrette qu’Emmanuel Macron « évite les Français » pour l’instant : « C’est une réforme majeure, mais le Président est plus prompt à faire des voyages internationaux, à se retrancher derrière des discours parfois insipides. S’il a un brin de courage, qu’il regarde les Français dans les yeux. »

« On est juste là pour dire Mme Borne, faites vos valises, mettez votre réforme des retraites dedans »

Face à cette attitude du chef de l’Etat, Laurent Jacobelli appelle à voter les motions de censure présentées cet après-midi, celle du Rassemblement national, comme la motion transpartisane dont le premier signataire est Charles de Courson (Liot) : « Peu importe laquelle, l’objectif c’est d’en finir avec cette réforme. La motion de censure dit deux choses : le projet de loi on n’en veut pas, Élisabeth Borne c’est fini. Il faut que tous les courageux, les gens de conviction puissent se retrouver en dehors des clivages politiques. On est juste là pour dire Mme Borne, faites vos valises, et dans vos valises, mettez votre réforme des retraites. »

Sur le fait de voter une motion avec la gauche et les députés Liot (centre-droit), Laurent Jacobelli assume : « Et alors ? Nous ne votons pas ensemble, mais contre le gouvernement. Le but ce n’est pas de défendre son petit pré carré, l’idée est de dire non à Mme Borne, non au gouvernement. Il y a un outil qui est la motion de censure, nous la votons. » À l’inverse, d’après le député du RN, « ce qui est grave c’est plutôt qu’eux refusent de voter quoi que ce soit avec le nom du RN, c’est un frein à la démocratie, c’est du sectarisme. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Réforme des retraites : « Emmanuel Macron veut aller jusqu’au bout, bouffi d’orgueil », fustige Laurent Jacobelli (RN)
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Réforme des retraites : « Emmanuel Macron veut aller jusqu’au bout, bouffi d’orgueil », fustige Laurent Jacobelli (RN)
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le