Réforme des retraites : « Le compromis ressemblera probablement à ce que vote le Sénat », annonce Stéphane Séjourné (Renaissance)
Invité de notre matinale, Stéphane Séjourné, secrétaire général de Renaissance, estime que la Première ministre annoncera ce mardi une réforme de « compromis » avec LR. Celle-ci ressemblera donc « probablement » à celle qui est régulièrement votée au Sénat, tenu par la droite, qui repousse l’âge légal de départ à 64 ans et allonge la durée de cotisation à 43 ans.

Réforme des retraites : « Le compromis ressemblera probablement à ce que vote le Sénat », annonce Stéphane Séjourné (Renaissance)

Invité de notre matinale, Stéphane Séjourné, secrétaire général de Renaissance, estime que la Première ministre annoncera ce mardi une réforme de « compromis » avec LR. Celle-ci ressemblera donc « probablement » à celle qui est régulièrement votée au Sénat, tenu par la droite, qui repousse l’âge légal de départ à 64 ans et allonge la durée de cotisation à 43 ans.
Louis Mollier-Sabet

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À la veille de l’annonce des contours de la future réforme des retraites par Élisabeth Borne, le dirigeant du parti présidentiel, Stéphane Séjourné maintient le suspense, mais la configuration politique laisse peu de doutes sur les orientations que devrait prendre l’exécutif. Les voix des Républicains étant nécessaires pour s’assurer une majorité à l’Assemblée nationale – et éviter une éventuelle motion de censure en cas de recours au 49-3 – ainsi que dans les négociations avec le Sénat, la majorité présidentielle « a cherché un compromis », explique le secrétaire général de Renaissance : « Il fallait un compromis, parce qu’il fallait trouver une majorité. On est dans une nouvelle donne. »

« Sauver notre système de retraite par répartition »

Sans surprise ce « compromis » se fera avec Les Républicains, a priori bien plus favorable à ce type de réforme que les partis de gauche de la Nupes ou le RN, les autres forces politiques représentées à l’Assemblée nationale. Éric Ciotti a en effet assuré dans le JDD ce dimanche avoir été entendu par le gouvernement et être prêt à voter « une réforme juste. »

« Le compromis ressemblera probablement à ce que le Sénat vote régulièrement dans cette chambre », lâche ainsi Stéphane Séjourné. Concrètement, cela voudrait dire un report de l’âge légal à 64 ans et un allongement de la durée de cotisation à 43 ans, la fameuse accélération du processus engagé par la réforme Touraine en 2012.

Le dirigeant du parti présidentiel rappelle la « nécessité » financière de cette réforme pour « sauver notre système de retraite par répartition » : « Si on a un déficit tous les ans, ce sont plusieurs milliards d’euros qui ne seront pas investis dans l’éducation, la justice, la défense. On a intérêt à réformer pour pouvoir investir dans d’autres domaines. »

« Ni les syndicats, ni les politiques ne savent s’il y aura des mobilisations d’ampleur »

Stéphane Séjourné attire aussi l’attention sur les garanties mises en avant par le gouvernement, comme la retraite minimale de 1200 euros pour une carrière complète, qui pourrait s’appliquer aux retraités actuels : « Il faut faire les calculs, mais c’est une question de justice pour les retraités actuels d’avoir les mêmes éléments de calcul [de leurs pensions]. »

De même, le député européen Renew assure « qu’il n’y a pas de volonté de faire travailler les Français plus de 43 annuités », une menace qui pourrait planer sur ceux qui commencent à travailler le plus tôt qui pourrait avoir à cotiser davantage pour atteindre 64 ans.

Ainsi, Stéphane Séjourné estime que l’exécutif « est arrivé à des discussions productives sur les carrières longues ou la pénibilité » avec les partenaires sociaux et que la CFDT, notamment, pourrait leur « donner un point positif » sur ce point-là. L’ensemble des syndicats s’étant prononcé contre cette réforme, le gouvernement craint-il une mobilisation importante ? « Il y a un phénomène depuis les Gilets Jaunes où des mobilisations se créent en dehors des cadres institutionnels ou syndicaux. C’est beaucoup plus imprévisible politiquement. Ni les syndicats, ni les politiques ne savent s’il y aura des mobilisations d’ampleur. Il y a une certitude, c’est que nous avons fait les choses dans l’ordre », veut croire le dirigeant de la majorité présidentielle.

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