Réforme des retraites : « Le Parlement n’est pas respecté, le Conseil d’État non plus » estime Christophe Naegelen
Alors que la commission spéciale à l’Assemblée a commencé ses travaux sur la réforme des retraites, plus de 20 000 amendements ont déjà été déposés. Une « obstruction » parlementaire qui dénote des relations tendues avec l’exécutif.

Réforme des retraites : « Le Parlement n’est pas respecté, le Conseil d’État non plus » estime Christophe Naegelen

Alors que la commission spéciale à l’Assemblée a commencé ses travaux sur la réforme des retraites, plus de 20 000 amendements ont déjà été déposés. Une « obstruction » parlementaire qui dénote des relations tendues avec l’exécutif.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Cette réforme ne va pas être facile pour eux » analyse le député (UDI) Christophe Naegelen, invité de « Parlement hebdo » ce vendredi. La conférence de financement a débuté hier avec les partenaires sociaux pour trouver un moyen d’équilibrer financièrement le système. Mais en même temps, la commission spéciale de l’Assemblée a débuté ses travaux sur le texte fourni par le gouvernement.

« C’est un texte à trous, on peut dire que c’est un gruyère » raille le député. Beaucoup d’incertitudes planent encore autour du projet de loi, et la manière de faire du gouvernement - notamment en engageant une procédure accélérée - déplaît très fortement au Parlement, à l’Assemblée comme au Sénat.  

« Il va y avoir 20 000 amendements, voire plus. Comment vous voulez qu'en une semaine les députés de la commission puissent les étudier ? On doit pouvoir nous laisser beaucoup plus de temps et faire tout simplement notre travail » estime Christophe Naegelen. « Le Parlement n’est pas respecté, le Conseil d’État non plus d’ailleurs. »

Face à un tel tollé parlementaire, le gouvernement va-t-il envisager de passer la réforme en force avec un 49-3 ? « Je leur déconseille » analyse le député. « Je pense que c'est ce que veut la France Insoumise. Sur les 21.000 amendements, il y en a quand même 17.000 de la FI. On voit vraiment qu'on est dans l'obstruction bête et méchante. »

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le

ZFE la fin des Zones a Faibles Emissions votee par l Assemblee Nationale
3min

Politique

Loi de « simplification » : le Conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE et l’assouplissement du ZAN

Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.

Le