Réforme des retraites : « Le pays ne doit pas s’arrêter à la décision du Conseil constitutionnel », estime Stanislas Guerini
À moins d’une semaine des arbitrages du Conseil constitutionnel sur la réforme des retraites, Stanislas Guerini, le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, réfute tout blocage politique. Invité de notre matinale, il se dit « serein » quant à l’avenir du texte.

Réforme des retraites : « Le pays ne doit pas s’arrêter à la décision du Conseil constitutionnel », estime Stanislas Guerini

À moins d’une semaine des arbitrages du Conseil constitutionnel sur la réforme des retraites, Stanislas Guerini, le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, réfute tout blocage politique. Invité de notre matinale, il se dit « serein » quant à l’avenir du texte.
Romain David

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le Conseil constitutionnel rendra une série de décisions sur la réforme des retraites vendredi 14 avril, en fin de journée. Cette instance a le pouvoir de censurer tout ou partie du texte si elle estime son contenu contraire aux principes de la Constitution ou si elle relève des anomalies dans le processus législatif. À l’inverse, une validation de la réforme conforterait l’exécutif, et laisserait envisager au gouvernement une possible sortie de crise, dans la mesure où plus rien ne s’opposerait, juridiquement, à l’entrée en vigueur du texte.

« Dans une démocratie chacun doit attendre ce type de décision sereinement, sans commencer par remettre en cause par anticipation, comme je l’entends par moments, ce que dira le Conseil constitutionnel », a commenté ce mardi, au micro de « Bonjour chez vous », la matinale de Public Sénat, Stanislas Guerini, le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques.

L’impartialité du Conseil constitutionnel

« La petite musique à la mode en ce moment consiste à décrédibiliser par anticipation le Conseil constitutionnel », dénonce ce responsable gouvernemental. « Est-ce qu’il est légitime parce que telle ou telle personnalité a été un jour ici ou là ? Moi, je ne jouerais pas à ce jeu-là. L’ensemble du gouvernement attendra respectueusement, et respectera les décisions du Conseil constitutionnel », assure le ministre. Une référence implicite à la carrière politique de plusieurs membres du conseil, en partie effectuée dans les rangs de la majorité présidentielle. Ainsi, quatre « Sages » ont été nommés par Emmanuel Macron, dont deux - Jacques Mézard et Jacqueline Gourault - sont d’anciens ministres.

« Le pays ne doit pas s’arrêter à la décision du Conseil constitutionnel », poursuit Stanislas Guerini. « Beaucoup de choses avancent et continuent d’avancer. », assure-t-il.

« Il n’y a pas deux lignes différentes » entre Emmanuel Macron et Élisabeth Borne

Ces derniers jours, de nombreux commentateurs ont relevé des dissensions dans la relation entre le président de la République et sa Première ministre Élisabeth Borne. Alors que le locataire de l’Elysée a pu avoir des mots tranchés à l’égard de certains syndicats, notamment de la CFDT et de son leader Laurent Berger, sa cheffe de gouvernement, en revanche, a appelé « à respecter une période de convalescence ». Faut-il y voir un début de fracture au sommet de l’exécutif ?

« Il n’y a pas deux lignes différentes, mais une seule volonté, celle de faire avancer le pays », balaye Stanislas Guerini. « La Première ministre est en charge d’une mission difficile, qui est celle de dialoguer, de trouver les voies et moyens pour pouvoir avancer », conclut-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Réforme des retraites : « Le pays ne doit pas s’arrêter à la décision du Conseil constitutionnel », estime Stanislas Guerini
3min

Politique

Charlélie Couture : « Je suis revenu en France car j’avais le sentiment de ne plus comprendre l’Amérique qui venait d’élire Donald Trump »

Si la liberté artistique avait un visage, ce serait le sien. Charlélie Couture ne s’est jamais contenté de pratiquer un seul art, cela ne lui aurait pas suffi. Alors il chante, sculpte, dessine et même photographie. Pour lui, la création est une nécessité, si bien qu’il était parti vivre cette aventure en Amérique, la tête remplie de rêves mais qui se sont peu à peu dissipés en raison du contexte politique. Son dernier livre, Manhattan Gallery (éd. Calmann-Lévy) retrace cette histoire à travers le portrait de 50 personnes rencontrées dans sa galerie new-yorkaise. Invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, il revient sur sa carrière, ses engagements et ses innombrables projets.

Le

Réforme des retraites : « Le pays ne doit pas s’arrêter à la décision du Conseil constitutionnel », estime Stanislas Guerini
3min

Politique

Industrie musicale : « il n’y a plus de coup de cœur, on regarde le nombre de followers », La Grande Sophie

Trente ans de carrière, artiste inclassable, la Grande Sophie se tourne aujourd’hui vers la comédie musicale avec un nouveau spectacle inspiré de son premier livre « Tous les jours Suzanne ». Une nouvelle aventure qui caractérise à merveille son envie insatiable de créer. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle se livre sur son passé, son rapport à l’industrie musicale et sa relation particulière avec Françoise Hardy.

Le

Réforme des retraites : « Le pays ne doit pas s’arrêter à la décision du Conseil constitutionnel », estime Stanislas Guerini
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le