7 c’est le chiffre du jour : 7 mars journée de la France à l'arrêt selon les syndicats, article 7 : celui du passage de 62 à 64 ans dans le texte de la réforme des retraites. Les sénateurs socialistes, communistes et écologistes sont sur tous les fronts aujourd’hui. Ils participent à la manifestation parisienne avant de retourner combattre le texte dans l’hémicycle.
Réforme des retraites : les sénateurs de gauche ont « un pied dans la rue, un pied dans l’hémicycle »
7 c’est le chiffre du jour : 7 mars journée de la France à l'arrêt selon les syndicats, article 7 : celui du passage de 62 à 64 ans dans le texte de la réforme des retraites. Les sénateurs socialistes, communistes et écologistes sont sur tous les fronts aujourd’hui. Ils participent à la manifestation parisienne avant de retourner combattre le texte dans l’hémicycle.
Les sénateurs des trois groupes de gauche se sont réunis pour aller manifester ensemble pour cette journée de mobilisation du 7 mars. Une photo de famille qui montre l’unité des socialistes, écologistes et communistes. Une symbiose aussi avec le mouvement syndical et la rue. Minoritaires au Sénat, les sénateurs de gauche se sentent soutenus dans leur combat législatif par les manifestants. Eric Bocquet, sénateur communiste du Nord estime qu’ « il ne faut rien céder » au vu de la mobilisation.
L’examen du fameux article 7
Dans l’hémicycle la journée va être marquée par l’examen du fameux article 7, celui qui reporte l’âge légal de 62 à 64 ans. Les sénateurs de gauche seront « aussi opiniâtres sur l’article 7 qu’on l’a été sur les autres articles ces derniers jours », assure Jean-Claude Tissot, sénateur socialiste de la Loire. Pour le chef de file des sénateurs socialistes, Patrick Kanner c’est une bonne chose que cet article soit étudié « le jour de la mobilisation, qui est un grand succès. Cela met en lumière le fait que le gouvernement n’écoute rien et que le texte est mauvais. »
« Les Républicains ont réussi à imposer leur réforme au gouvernement »
Un mauvais texte de droite si on en croit Rachid Temal. « Cela fait des mois et des mois que nous, syndicats, et l’ensemble des Français appelons à arrêter, ce qui est assez incompréhensible, c’est cette volonté du gouvernement de ne jamais entendre », regrette Rachid Temal assurant que « le combat continuera après le 7 mars » jusqu’à « l’abrogation de la loi Macron-Ciotti ». La majorité présidentielle est dévorée par la droite pour le sénateur du Val d’Oise ? « Les Républicains ont réussi à imposer leur réforme au gouvernement » affirme le socialiste qui promet « d’abroger le texte si la gauche revenait au pouvoir en 2027. »
« Pour être venu au Sénat à pied, j’ai vu qu’il y avait de nombreux lycées qui étaient bloqués, de nombreux points de rendez-vous aussi dans mon département de la Somme où il y a beaucoup de blocages, tout se passe bien pour l’instant, la question maintenant c’est : est-ce que le gouvernement va réagir à ces mobilisations ? », s’interroge Rémi Cardon, sénateur socialiste. Pour lui pas d’autre choix que de bloquer le pays, seul moyen de faire reculer un gouvernement que les différentes journées de mobilisation pourtant importantes, n’ont pas fait bouger.
Présentée le 13 octobre à la presse, la proposition de loi déposée par le sénateur écologiste Guillaume Gontard vise à renforcer l’encadrement de la production, de la traçabilité et de la distribution des produits à base de cannabidiol (CBD).
Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).
Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.
Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.