Réforme des retraites : une sénatrice socialiste dénonce « les duperies » du gouvernement
Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, la sénatrice socialiste du Pas de Calais, Sabine Van Heghe a accusé le gouvernement de « bloquer le pays » en refusant de retirer sa réforme.

Réforme des retraites : une sénatrice socialiste dénonce « les duperies » du gouvernement

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, la sénatrice socialiste du Pas de Calais, Sabine Van Heghe a accusé le gouvernement de « bloquer le pays » en refusant de retirer sa réforme.
Simon Barbarit

Par Public Sénat

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Aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat, les semaines passent et se ressemblent. Cette semaine, c’est la sénatrice socialiste du Pas de Calais, Sabine Van Heghe qui a demandé au gouvernement quand comptait-il retirer sa réforme des retraites. « C’est bel et bien le président de la République, le gouvernement et la majorité présidentielle qui bloquent le pays ».

« Dans les cortèges, on parle de duperie avec comme illustration, la promesse que vous avez faite pendant des semaines, bien que vous vous en défendiez aujourd’hui, d’un minimum de pension de retraite à 1 200 euros. Les Français ont compris votre opération d’illusionniste, il n’y aura pas de retraite minimum à 1 200 euros, sauf pour une très faible minorité de personnes », a-t-elle dénoncé. Elle a également qualifié de « duperie » la situation des femmes « qui sont les principales victimes de votre réforme tout comme les catégories populaires qui ont commencé à travailler tôt ».

Pour lui répondre, Olivier Véran, ministre délégué du Renouveau démocratique et Porte-parole du gouvernement a une énième fois rappelé que la réforme « visait à équilibrer le système de retraites par répartition, en demandant un effort aux Français via une augmentation progressive de la durée du travail ».

Le ministre assure aussi qu’il y a « des mesures de justice et de progrès dans la réforme ». « Parmi lesquelles, cette mesure sur le minimum retraite qui va permettre à 1,8 million de retraités actuels d’avoir une majoration de leur pension ».

Alors que le texte arrive en séance publique au Sénat le 2 mars, le ministre a enjoint la sénatrice à voter pour la mise en place d’un index des séniors dans les entreprises. « J’espère que vous saurez appuyer sur le bouton favorable ».

« Des postures et des éléments de langage », pour la sénatrice, Sabine Van Heghe qui promet que son groupe « restera très mobilisé contre cette réforme avec responsabilité et dans le respect des débats ».

 

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. 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Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». 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