Elisabeth Borne – Deplacement en en Eure-et-Loir
Elisabeth Borne, premiere ministre, se rend dans un hypermarche en Eure-et-Loir, accompagnee de Mme Olivia Gregoire, ministre deleguee aupres du ministre de l'Economie, des Finances et de la Souverainete industrielle et numerique, chargee des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme, sur le theme du pouvoir d'achat en France. La grande distribution s'etait engagee a mettre en place un "trimestre anti-inflation". Des opposants a la reforme des retraites et au 49.3, dont des syndicalistes, ont reussi a manifester leur mecontentement a l'interieur et a l'exterieur du magasin en chantant notamment "49.3 on en veut pas" ou "On est la !". Hanches - Eure-et-Loir. FRANCE - 14.04.2023. Photographie de Chang Martin / Sipa. Elisabeth Borne, Prime Minister, goes to a hypermarket in Eure-et-Loir, accompanied by Ms. Olivia Gregoire, Minister Delegate to the Minister of Economy, Finance and Industrial and Digital Sovereignty, in charge of Small and Medium-Sized Enterprises , Trade, Crafts and Tourism, on the theme of purchasing power in France. Large retailers had pledged to set up an "anti-inflation quarter". Opponents of pension reform and 49.3, including trade unionists, managed to demonstrate their dissatisfaction inside and outside the store by singing in particular "49.3 we don't want it" or "We are here!". Hanches - Eure-et-Loir. FRANCE - 14.04.2023. Photograph by Chang Martin / Sipa.//CHANGMARTIN_CHANG015/Credit:Chang Martin/SIPA/2304141838

Réforme des retraites validée : « Ce soir, il n’y a ni vainqueur, ni vaincu », réagit Elisabeth Borne

« Le Conseil constitutionnel a jugé que l’essentiel » de la réforme des retraites, « dans sa procédure comme sur le fond, est conforme à la Constitution », a réagi Matignon par communiqué. « Le texte arrive à la fin de son processus démocratique », selon la première ministre, alors que le Conseil constitutionnel doit encore se prononcer sur un second projet de référendum d’initiative partagée.
François Vignal

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Ce soir, il n’y a ni vainqueur, ni vaincu ». Quelques minutes après la décision du Conseil constitutionnel, qui a validé l’essentiel de la réforme des retraites, Elisabeth Borne a tweeté sa première réaction. Selon la première ministre, « le texte arrive à la fin de son processus démocratique », oubliant un peu vite, qu’en dépit de l’invalidation du référendum d’initiative partagée, qu’un second projet de RIP, déposé par la gauche, doit encore être examiné par le Conseil d’ici le 3 mai.

« Le Conseil constitutionnel a jugé que l’essentiel du projet de loi de financement rectificative de la Sécurité sociale, dans sa procédure comme sur le fond, est conforme à la Constitution », souligne par ailleurs le gouvernement, dans un communiqué envoyé par Matignon.

« La volonté du gouvernement est désormais de poursuivre la concertation avec les partenaires sociaux »

« Sur les 36 articles que comporte le projet de loi, 30 ont été entièrement validés, 2 partiellement (les articles 10 et 17) et 4 ont été considérés comme des « cavaliers sociaux », c’est-à-dire n’ayant pas leur place dans une loi de financement de la sécurité sociale (articles 2, 3, 6 et 27) », précise Matignon, selon qui « cette décision marque la fin du cheminement institutionnel et démocratique de cette réforme. Un cheminement qui a commencé par des cycles de concertations avec les partenaires sociaux à l’automne, puis s’est poursuivi par un débat parlementaire à l’Assemblée nationale et au Sénat, permettant l’adoption d’un texte en commission mixte paritaire largement enrichi par les initiatives des parlementaires ».

« La volonté du gouvernement est désormais de poursuivre la concertation avec les partenaires sociaux pour donner davantage de sens au travail, améliorer les conditions de travail et atteindre le plein-emploi », conclut le communiqué, ouvrant sur la loi travail déjà annoncé par l’exécutif.

De son côté, l’intersyndicale « demande solennellement » au président de la République de « ne pas promulguer la loi » réformant les retraites. Elle appelle les salariés à faire du 1er mai « une journée de mobilisation exceptionnelle et populaire contre la réforme des retraites et pour la justice sociale », elle « décide (d’ici là) de ne pas accepter de réunions avec l’exécutif », fait-elle savoir dans un communiqué.

 

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Réforme des retraites validée : « Ce soir, il n’y a ni vainqueur, ni vaincu », réagit Elisabeth Borne
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Réforme des retraites validée : « Ce soir, il n’y a ni vainqueur, ni vaincu », réagit Elisabeth Borne
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le