Réforme du code du travail: Macron recevra mardi syndicats et patronat
Emmanuel Macron recevra mardi à l'Elysée tour à tour les organisations syndicales et patronales, a annoncé dimanche soir à l'AFP...

Réforme du code du travail: Macron recevra mardi syndicats et patronat

Emmanuel Macron recevra mardi à l'Elysée tour à tour les organisations syndicales et patronales, a annoncé dimanche soir à l'AFP...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron recevra mardi à l'Elysée tour à tour les organisations syndicales et patronales, a annoncé dimanche soir à l'AFP l'entourage du président de la République.

Lors de ces rencontres bilatérales, le chef de l'Etat aura l'occasion d'aborder avec les partenaires sociaux la réforme du code du travail, dont il a fait une priorité. L'Elysée communiquera lundi les horaires et les interlocuteurs exacts de ces tête-à-tête.

Pour aller plus vite, M. Macron avait annoncé pendant la campagne présidentielle qu'il légifèrerait par ordonnances (ce qui nécessite au préalable une loi d'habilitation devant être votée par le Parlement), au grand dam des syndicats.

Alors candidat d'En Marche !, il avait promis de donner plus de place à l'accord d'entreprise, d'instaurer le référendum à l'initiative de l'employeur ou encore de plafonner les indemnités prud'homales en cas de licenciement sans cause réelle ou sérieuse (hors discrimination et harcèlement).

Le Premier ministre Edouard Philippe a souligné dimanche dans le JDD que cette réforme "majeure" serait débattue avec les partenaires sociaux et le Parlement mais qu'il faudrait ensuite "aller vite" pour la mettre en oeuvre.

"Une bonne réforme est une réforme bien pensée, bien discutée, puis bien exécutée. La réforme du code du travail a été bien pensée. Nous allons désormais la discuter pour l’enrichir et l’expliquer. Cela veut dire une discussion avec les organisations syndicales, qui est indispensable, et une discussion parlementaire qui aura lieu à l’occasion du vote de la loi d’habilitation qui permettra au gouvernement de prendre des ordonnances dans le cadre défini par le Parlement", a indiqué le chef du gouvernement.

M. Philippe aura lui aussi avec la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, "des rencontres bilatérales avec l'ensemble des organisations syndicales".

"Mais une fois que la discussion aura eu lieu, il faudra aller vite. On ne peut pas attendre deux ans pour achever cet exercice", a-t-il prévenu en affirmant qu'Emmanuel Macron "a entendu la colère des Français" et "sait aussi l’urgence de la transformation du pays".

Dans le Journal du dimanche, le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, a de nouveau jugé "irrecevables" les ordonnances annoncées et affirmé qu'"assouplir" le code du travail "ne permet pas de lutter contre le chômage".

M. Martinez a exhorté le gouvernement à "prendre le temps de discuter". "À moins que la loi ne soit déjà écrite…", a-t-il lâché, en rappelant qu'"avec le gouvernement Valls, on a découvert le projet de loi travail dans un quotidien".

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le

Epstein Library – Photo Illustration
3min

Politique

Affaire Epstein : les victimes du « rabatteur » français Jean-Luc Brunel continuent leur combat devant la justice

La publication de 3 millions de documents concernant Jeffrey Epstein, par le ministère américain de la justice, a confirmé la dimension planétaire de cette affaire de crimes sexuels. Depuis plusieurs années déjà, des victimes de l’ancien agent de mannequin, le Français, Jean-Luc Brunel, considéré comme un « rabatteur » de Jeffrey Epstein, demandent réparation. Certaines d’entre elles étaient présentes au Sénat en 2021 pour une table ronde sur les victimes de violences sexuelles dans le milieu de la mode.

Le