Réforme du Parlement : « C’est du populisme BCBG », dénonce Olivier Faure
Le président du groupe socialiste « Nouvelle Gauche » à l’Assemblée nationale a sévèrement critiqué dans Parlement Hebdo la future réforme constitutionnelle d’Emmanuel Macron.

Réforme du Parlement : « C’est du populisme BCBG », dénonce Olivier Faure

Le président du groupe socialiste « Nouvelle Gauche » à l’Assemblée nationale a sévèrement critiqué dans Parlement Hebdo la future réforme constitutionnelle d’Emmanuel Macron.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le patron des députés socialistes ne mâche pas ses mots. Dans Parlement Hebdo, diffusé sur les chaînes parlementaires, Olivier Faure voit la réforme institutionnelle portée par Emmanuel Macron comme du « populisme BCBG ».

C’est une promesse de campagne présidentielle, le chef de l’État veut une réforme constitutionnelle afin de diminuer notamment d’un tiers le nombre de parlementaires. « Il donne à l’opinion ce qu’elle veut entendre. On essaye de la flatter en lui offrant en pâture le Sénat et l’Assemblée, en désignant les parlementaires comme la source de tous les maux », fulmine le député de Seine-et-Marne, élu depuis 2012.

« Emmanuel Macron ne connaît pas le rôle d’un élu »

Remonté contre cette réforme qui devrait être engagée en 2018, Olivier Faure n’est cependant pas surpris par cette idée. « Emmanuel Macron est un président qui a été élu sans être passé par la case élu local ou national. Il ne connaît pas la mission et le rôle d’un élu ».

Pour le socialiste, la réforme institutionnelle d’Emmanuel Macron, sur ce point, va « éloigner » les citoyens de leurs représentants. Un Parlement plus resserré,  ce sont des élus qui vont « couvrir parfois plusieurs départements », selon lui.

L’introduction d’une part de proportionnelle aux législatives ne va pas non plus dans le bon sens. Il y aura des « gens qui ne seront plus élus mais désignés par leur parti, qui seront en fait nommés à l’Assemblée », s’inquiète Olivier Faure.

« Ce qui guide » la « pensée d’Emmanuel Macron », poursuit le socialiste, « c’est la doxa de Bercy depuis 20 ou 30 ans. Bercy a pris le pouvoir. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Réforme du Parlement : « C’est du populisme BCBG », dénonce Olivier Faure
4min

Politique

VSS dans le sport : « On est passé de 10 cas à 400 par an » alerte ce sénateur

Mathilde De Kerangat, ex-athlète olympique de voile, révélait en 2022 avoir été victime d’agressions sexuelles de la part de son entraîneur quand elle pratiquait l’athlétisme entre l’âge de 7 et 11 ans. Aujourd’hui, elle s’engage au sein de l’observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport et s’engage auprès des plus jeunes pour faire de la prévention. Elle témoigne dans l’émission Sport etc. présentée par Caroline Delage.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
4min

Politique

Présidentielle : les adhérents LR désignent Bruno Retailleau comme candidat

Le président des Républicains a été investi par son parti pour l’élection présidentielle ce dimanche, à la suite d’un vote en ligne des adhérents. La confirmation de la candidature de Bruno Retailleau était une étape nécessaire, mais n’épuise pas les questions sur la suite de la campagne présidentielle à droite. 

Le