Réforme en vue dans l’attribution de badges de l’Assemblée aux cabinets
François de Rugy (LREM) entend réformer l'attribution de badges permettant l'accès à l'Assemblée nationale pour les membres des...

Réforme en vue dans l’attribution de badges de l’Assemblée aux cabinets

François de Rugy (LREM) entend réformer l'attribution de badges permettant l'accès à l'Assemblée nationale pour les membres des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

François de Rugy (LREM) entend réformer l'attribution de badges permettant l'accès à l'Assemblée nationale pour les membres des cabinets ministériels et de l'Elysée, a indiqué dimanche la présidence du Palais Bourbon, après l'affaire Benalla.

Les députés LR avaient demandé samedi des explications sur un badge qui permettait à Alexandre Benalla, ex-chargé de mission pour la sécurité, d'accéder à l'hémicycle. Ce badge avait été attribué sur demande du directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, mais été désactivé vendredi.

Depuis le perchoir, François de Rugy avait déclaré qu'il existe "plusieurs milliers de badges pour des députés, fonctionnaires, collaborateurs, et un certain nombre de collaborateurs de l'exécutif, de ministres, dont du président de la République", pour "une demi-douzaine d'entre eux", et qu'"il en a toujours été ainsi".

Le président de l'Assemblée veut désormais "restreindre le nombre de ces badges" permanents accordés aux membres des cabinets, et passer "d'une procédure administrative" de délivrance à "un contrôle à un haut niveau", a indiqué la présidence, précisant qu'il faudrait "le visa du président et/ou des questeurs".

Le bureau de l'Assemblée, sa plus haute instance collégiale, devra en décider.

Sous Nicolas Sarkozy comme sous François Hollande, six badges donnant accès à l'hémicycle avaient été accordés à des collaborateurs de l'Elysée, durant leurs fonctions, généralement en lien avec l'activité de l'Assemblée, a-t-on appris de source parlementaire.

Il s'agissait durant la présidence Sarkozy de deux conseillers parlementaires, de deux conseillers techniques chargés des élus, dont l'actuel député Olivier Marleix (LR), et de deux conseillères chargées des relations avec le Parlement ou l'Assemblée, dont l'actuelle députée Constance Le Grip (LR).

Sous la présidence Hollande, figurait le chef de cabinet Pierre Besnard, le conseiller aux relations avec le Parlement Bernard Rullier, le chargé de mission Bernard Poignant, ainsi qu'une conseillère chargée de l'éducation, une collaboratrice et un stagiaire.

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

« J’ai assez honte que mon parti se tabasse toute la journée » : la crise interne continue au PS sur la stratégie pour 2027

En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.

Le

Office Francais de l’Immigration et de l’Integration a Nice
6min

Politique

Présidentielle : l’immigration, nouveau clivage à gauche ?

Alors que les propos de François Ruffin « contre l’immigration de travail » ont fait réagir jusque dans son propre camp, les premiers débats de la campagne présidentielle prennent forme. À gauche, l’immigration pourrait devenir un véritable clivage entre les candidats.

Le

Minister Naïma Moutchou Visits the Tribe of Easo on Lifou Island
7min

Politique

Nouvelle-Calédonie : le gouvernement s’appuie sur un texte du Sénat, examiné dès le 18 mai, pour élargir le corps électoral   

A quelques semaines des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement compte s’appuyer sur une proposition de loi du sénateur LR, Georges Naturel, pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral, sujet de tension dans l’Archipel qui avait conduit à des violences insurrectionnelles, il y a deux ans. Le texte devrait être examiné au Sénat le 18 mai. 

Le