Réforme institutionnelle : « La Constitution ce n’est pas le règlement intérieur d’un club de foot » tacle Hervé Marseille
Hervé Marseille, président du groupe centriste au Sénat, était l‘invité de Parlement Hebdo, vendredi, sur Public Sénat. Il affirme ne pas être contre une révision pour que le Président puisse rester après son discours au Congrès.

Réforme institutionnelle : « La Constitution ce n’est pas le règlement intérieur d’un club de foot » tacle Hervé Marseille

Hervé Marseille, président du groupe centriste au Sénat, était l‘invité de Parlement Hebdo, vendredi, sur Public Sénat. Il affirme ne pas être contre une révision pour que le Président puisse rester après son discours au Congrès.
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La réforme constitutionnelle a entamé son parcours parlementaire, et a été adoptée en commission des lois à l’Assemblée nationale.

« Le texte n’est pas acceptable en l’état » déclare Hervé Marseille, président du groupe centriste au Sénat, avant de concéder que son groupe était tout de même « favorable à ce qu’il y ait une réforme de la constitution ». « Il faut en discuter, notamment sur la fabrique de la loi, et les conditions dans lesquelles on vote les lois » précise-t-il.

Richard Ferrand, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, a déclaré que « sauf mauvaise foi, les deux chambres devraient aboutir à un accord commun ».

« Tout le monde, me semble-t-il, veut aller au compromis » répond Hervé Marseille, en nuançant « les groupes raisonnables. Il y a des groupes le Front national ou les Insoumis qui ont d’autres options, mais entre LREM, une partie des Républicains, les centristes, je crois qu’il y a une volonté de discuter (…). Moi je suis confiant ».

 « La Constitution ce n’est pas le règlement intérieur d’un club de foot » rétorque le sénateur, pour montrer son désaccord sur le fait que le projet de réforme ne devienne un fourre-tout.

Hervé Marseille est favorable pour « parler » d’un changement de Constitution pour que le Président puisse rester après son discours au Congrès. « Ça ne me choquerait pas » commente-t-il avant d’expliquer le point de vue des réfractaires : « Institutionnellement parlant, certains puristes de la Vème République craignent que le Président de la République puisse être mis en cause par les parlementaires et qu’il puisse y avoir une forme de responsabilité du Président ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
5min

Politique

Ingérences électorales : faut-il sanctionner les réseaux sociaux ? 

Après trois opérations de désinformation en quelques jours ciblant des candidats déclarés ou pressentis à l’élection présidentielle, Sébastien Lecornu a rappelé que la lutte contre les ingérences était une priorité. La gauche appelle le gouvernement à en faire plus et à sanctionner les réseaux sociaux participant à la diffusion.

Le

Train retardé : les sénateurs créent une garantie de correspondance, en cas de trajet opéré par plusieurs compagnies
6min

Politique

Harmonisation des titres, garantie de correspondance, ouverture de SNCF Connect : les propositions des sénateurs pour faciliter les trajets en train

Les sénateurs ont rendu public, ce mercredi, leurs propositions pour harmoniser les tarifs et conditions d’achats des billets sur le réseau de trains, alors que les opérateurs sont toujours plus nombreux avec l’ouverture à la concurrence. Des propositions que les rapporteurs ont bon espoir de voir reprises par les députés dans le projet de loi-cadre.

Le