Réforme institutionnelle : « Respectons le Parlement » réclame Patrick Kanner
Au micro de Sénat 360, Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, estime que la réforme institutionnelle de l’exécutif va affaiblir les pouvoirs du parlement.

Réforme institutionnelle : « Respectons le Parlement » réclame Patrick Kanner

Au micro de Sénat 360, Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, estime que la réforme institutionnelle de l’exécutif va affaiblir les pouvoirs du parlement.
Public Senat GO&UP

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, préside aujourd’hui un colloque sur la réforme institutionnelle. L’idée étant de travailler sur de nouvelles pistes : « Nous voulons aller plus loin que les propositions gouvernementales, qui nous posent des problèmes sur le fond, notamment sur un affaiblissement des pouvoirs du Parlement » explique le sénateur du Nord. « Nous voulons un pouvoir exécutif fort, et il est fort en ce moment, mais aussi un Parlement fort, qui soit un véritable contre-pouvoir. »  

Et d’ajouter : « Le gouvernement veut être efficace (…) Dans notre pays, qui n’est pas une start-up, on ne peut pas être efficace, en minorant, voire en banalisant les droits du Parlement. Le Parlement (…) est là pour améliorer les textes, pour faire remonter les aspirations du terrain (…) Respectons le Parlement et vous verrez que la démocratie sera renforcée dans notre pays. »

Patrick Kanner ne votera pas la réforme institutionnelle : « Telle qu’elle est non (…) parce qu’elle est saucissonnée dans l’espace et dans le temps (…) Pour nous, et beaucoup de groupes au Sénat ont la même position, nous voulons examiner globalement la cohérence de la réforme. »

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
10min

Politique

« Il faut qu’il abatte son jeu et rentre sur le terrain » : Bruno Retailleau pourrait être candidat officiel des LR pour 2027 dès dimanche

Les militants LR sont appelés à choisir le mode de désignation de leur candidat ce week-end. Mais entre primaire fermée, primaire semi-ouverte et président du parti propulsé candidat, c’est la troisième option qui tient la corde. De quoi permettre au président des LR de lancer le second étage de la fusée et dévoiler son programme « de rupture ». Un meeting est en préparation avant l’été. Il pourrait se faire au Parc floral de Paris, le 20 juin.

Le

Réforme institutionnelle : « Respectons le Parlement » réclame Patrick Kanner
4min

Politique

Loi-cadre sur les transports : « Nous allons donner des moyens supplémentaires pour investir dans les transports », promet le ministre Philippe Tabarot

Alors que le projet de loi-cadre sur les transports est examiné en séance au Sénat, Philippe Tabarot a égrené les grandes lignes de « son » texte, jeudi 16 avril, au micro de Public Sénat. Le ministre des transports veut assurer la pérennité des financements du secteur, notamment via les recettes des péages autoroutiers et un nouveau contrat avec SNCF Réseau.

Le

Marine Le Pen and Jordan Bardella Hold Campaign Rally in Chalons-en-Champagne
6min

Politique

Présidentielle : « Une inclinaison libérale plus prononcée au RN, incarnée par Jordan Bardella, ne sera pas forcément de nature à rebuter son électorat »

Jeudi et vendredi, les cadres du RN se retrouvent dans un lieu secret pour « un séminaire présidentiel ». Le parti, qui est toujours suspendu à la décision de la Cour d’appel sur l’inéligibilité de Marine Le Pen, n’est pas encore tout à fait en ordre de marche. Au fil des mois, Jordan Bardella semble s’éloigner de la ligne souverainiste et étatiste prônée lors des précédentes campagnes présidentielles. Faut-il y voir un antagonisme ou une manière d'accéder à un dernier territoire de conquête électorale ?

Le