Réforme: licencier plus facilement ne crée pas d’emploi, dit Le Pen
Marine Le Pen, présidente du Front national, a estimé lundi sur franceinfo que la réforme du "code du travail" n'était "pas la...

Réforme: licencier plus facilement ne crée pas d’emploi, dit Le Pen

Marine Le Pen, présidente du Front national, a estimé lundi sur franceinfo que la réforme du "code du travail" n'était "pas la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen, présidente du Front national, a estimé lundi sur franceinfo que la réforme du "code du travail" n'était "pas la priorité" et que "ceux qui pensent qu'en licenciant plus facilement on va créer de l'emploi se trompent".

"Le code du travail n'est pas la priorité, ceux qui pensent qu'en licenciant plus facilement, on va créer de l'emploi se trompent, voilà, ils se trompent", a affirmé Mme Le Pen, alors que le président Macron recevra mardi à l'Elysée tour à tour les organisations syndicales et patronales.

"En réalité, la modification du code du travail en vue de plus de flexibilité, de précarité, est une demande du grand patronat depuis très longtemps" et "pas du petit" patronat, a poursuivi la candidate FN aux législatives dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais.

"Ce que demandent les petits patrons, c'est d'avoir des contrats, d'être libérés de la concurrence internationale déloyale" tandis que les "grands patrons demandent de pouvoir licencier le plus facilement possible et pouvoir agir sur une augmentation du temps de travail ou une baisse de la protection des travailleurs".

S'en prenant à la nouvelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ex-"DRH spécialiste en plan social", Mme Le Pen a dit que "comme beaucoup de Français (elle s')inquiète de cette loi El Khomri puissance 1.000 que M. Macron veut faire passer par ordonnances", et plus généralement que le nouveau président tienne "la pire de ses promesses, la mise en oeuvre d'une politique ultralibérale."

Elle n'a pas pour autant rejeté le principe d'ordonnances: "Ca peut être utile, mais des ordonnances pour faire passer des textes dont on sait que le peuple y est opposé, ça s'appelle un coup de force."

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

« J’ai assez honte que mon parti se tabasse toute la journée » : la crise interne continue au PS sur la stratégie pour 2027

En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.

Le

Office Francais de l’Immigration et de l’Integration a Nice
6min

Politique

Présidentielle : l’immigration, nouveau clivage à gauche ?

Alors que les propos de François Ruffin « contre l’immigration de travail » ont fait réagir jusque dans son propre camp, les premiers débats de la campagne présidentielle prennent forme. À gauche, l’immigration pourrait devenir un véritable clivage entre les candidats.

Le

Minister Naïma Moutchou Visits the Tribe of Easo on Lifou Island
7min

Politique

Nouvelle-Calédonie : le gouvernement s’appuie sur un texte du Sénat, examiné dès le 18 mai, pour élargir le corps électoral   

A quelques semaines des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement compte s’appuyer sur une proposition de loi du sénateur LR, Georges Naturel, pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral, sujet de tension dans l’Archipel qui avait conduit à des violences insurrectionnelles, il y a deux ans. Le texte devrait être examiné au Sénat le 18 mai. 

Le