Réforme: licencier plus facilement ne crée pas d’emploi, dit Le Pen
Marine Le Pen, présidente du Front national, a estimé lundi sur franceinfo que la réforme du "code du travail" n'était "pas la...

Réforme: licencier plus facilement ne crée pas d’emploi, dit Le Pen

Marine Le Pen, présidente du Front national, a estimé lundi sur franceinfo que la réforme du "code du travail" n'était "pas la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen, présidente du Front national, a estimé lundi sur franceinfo que la réforme du "code du travail" n'était "pas la priorité" et que "ceux qui pensent qu'en licenciant plus facilement on va créer de l'emploi se trompent".

"Le code du travail n'est pas la priorité, ceux qui pensent qu'en licenciant plus facilement, on va créer de l'emploi se trompent, voilà, ils se trompent", a affirmé Mme Le Pen, alors que le président Macron recevra mardi à l'Elysée tour à tour les organisations syndicales et patronales.

"En réalité, la modification du code du travail en vue de plus de flexibilité, de précarité, est une demande du grand patronat depuis très longtemps" et "pas du petit" patronat, a poursuivi la candidate FN aux législatives dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais.

"Ce que demandent les petits patrons, c'est d'avoir des contrats, d'être libérés de la concurrence internationale déloyale" tandis que les "grands patrons demandent de pouvoir licencier le plus facilement possible et pouvoir agir sur une augmentation du temps de travail ou une baisse de la protection des travailleurs".

S'en prenant à la nouvelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ex-"DRH spécialiste en plan social", Mme Le Pen a dit que "comme beaucoup de Français (elle s')inquiète de cette loi El Khomri puissance 1.000 que M. Macron veut faire passer par ordonnances", et plus généralement que le nouveau président tienne "la pire de ses promesses, la mise en oeuvre d'une politique ultralibérale."

Elle n'a pas pour autant rejeté le principe d'ordonnances: "Ca peut être utile, mais des ordonnances pour faire passer des textes dont on sait que le peuple y est opposé, ça s'appelle un coup de force."

Partager cet article

Dans la même thématique

Ursula Von Der Leyen NATO Meeting In Brussels
5min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sous pression

Après avoir reçu une lettre du président français, Emmanuel Macron, mardi 8 septembre, insistant sur la nécessité d’adopter un « texte européen » pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen reçoit aujourd’hui une nouvelle lettre ouverte de familles endeuillées demandant une meilleure mise en œuvre de la législation européenne sur les plateformes. La présidente est attendue le 16 septembre pour présenter ses annonces.

Le

Réforme: licencier plus facilement ne crée pas d’emploi, dit Le Pen
4min

Politique

« Pour distribuer de la richesse, il faut la produire ! », estime le Nobel d'économie Philippe Aghion

Si Donald Trump a échoué à ravir le Nobel de la paix, lui a obtenu celui d’économie cette année, une consécration pour son modèle économique schumpétérien où la croissance est portée par l’innovation. De Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron en passant par François Hollande, tous ont eu droit aux conseils économiques du professeur passé notamment par Harvard. En quoi son modèle permet-il d’appréhender les révolutions technologiques actuelles ? Comment la croissance économique pourrait-elle profiter à tous ? Que retient-il du bilan des présidents de la République qu’il a conseillés ? Philippe Aghion était l’invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard.

Le

Réforme: licencier plus facilement ne crée pas d’emploi, dit Le Pen
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le