Emmanuel Macron (+3) et Edouard Philippe (+2) connaissent un regain de popularité en avril, en dépit des conflits sociaux auxquels le pays est confronté, selon un sondage BVA diffusé vendredi.
Avec 43% d'avis favorables, le chef de l'Etat retrouve son niveau de février après un trou d'air en mars, mais une majorité de Français (54%, -3) a une "mauvaise opinion" de lui.
Au lendemain de ses deux interviews télévisées, Emmanuel Macron gagne sur la quasi-totalité du spectre politique, avec notamment un bond de 14 points auprès des sympathisants du parti Les Républicains et de 9 auprès de ceux du PS, selon cette enquête pour Orange, RTL et La Tribune.
La cote du Premier ministre évolue de manière symétrique avec 45% (+2) de réponses positives, une courte majorité (51%, -3) ayant une mauvaise opinion de lui. Edouard Philippe perd quant à lui nettement auprès des proches du PS (-14), mais gagne auprès de ceux de LR (+8).
Nicolas Hulot (38%, +2) campe en tête des personnalités dont les Français souhaitent qu'elles aient "davantage d'influence". Le ministre de la Transition écologique devance Alain Juppé (33%, +1) et Jean-Yves Le Drian (32%, +4). Marine Le Pen gagne 5 points à 28% et Gérard Collomb en gagne 3 à 24%.
Le Premier ministre Edouard Philippe à Matignon, le 19 avril 2018 à Paris
AFP
La République en marche conforte par ailleurs sa place en tête des partis politiques dont les Français ont une "bonne opinion" (41%, +5). Le Front national recueille 27% (+2), Les Républicains 26% (-4) et le PS 20% (+2).
Enquête réalisée en ligne du 18 au 19 avril auprès de 1.011 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.
Dans un entretien dans le journal Le Monde, le garde des Sceaux se dit défavorable à une mesure de la proposition de loi intégrale visant à supprimer les cours criminelles départementales et rétablir la compétence des cours d'assises pour tous les crimes sexuels. Une mesure incompatible, selon lui, avec une juridiction spécialisée. Avocats et magistrats insistent, eux, sur une meilleure formation des magistrats, et la dimension pédagogique des procès d'assises, nécessaire pour une meilleure prise en compte de ces crimes par l'ensemble de la société.
Le Parti socialiste a enfin un projet. Son candidat, en revanche, reste introuvable. Réuni ce mardi 30 juin au soir, en Conseil national, le PS tente de sortir de l’impasse présidentielle en demandant… aux militants de choisir comment ils choisiront leur candidat. Primaire ouverte, primaire fermée, double primaire : derrière les subtilités de procédure se joue une bataille bien plus politique, celle du leadership de la gauche sociale-démocrate et, en creux, du rapport de force avec Raphaël Glucksmann.
Dans la foulée d’une semaine de canicule historique à l’origine d’environ 1 000 décès, selon un premier bilan de Santé publique France, le Rassemblement national détaille les mesures de son « Plan Clim ». Au total, les troupes de Marine Le Pen envisagent une enveloppe de 40 milliards.
Invité de la matinale de Public Sénat, le président du groupe Renaissance au Sénat, François Patriat se réjouit de la réintroduction de l’acétamipride au sein du projet de loi agricole. Sans alternative à ce néonicotinoïde, l'ancien ministre de l’Agriculture défend son autorisation.