Régionales : Alain Milon favorable à un report en 2022 « si la situation sanitaire l’exige »
Invité de l’émission Parlement Hebdo, le sénateur Les Républicains et président de la commission d’enquête chargée de l’évaluation des politiques publiques face aux pandémies, s’est prononcé en faveur d’un report des élections régionales après la présidentielle.

Régionales : Alain Milon favorable à un report en 2022 « si la situation sanitaire l’exige »

Invité de l’émission Parlement Hebdo, le sénateur Les Républicains et président de la commission d’enquête chargée de l’évaluation des politiques publiques face aux pandémies, s’est prononcé en faveur d’un report des élections régionales après la présidentielle.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La décision est tombée. Chargé par le gouvernement d’une consultation sur la tenue des élections régionales à leur date prévue, au mois de mars, l’ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré a rendu son rapport, ce vendredi. Il prône un report des élections régionales au mois de juin 2021. « Le report des élections régionales au mois de juin 2021 constituerait une option raisonnable, au regard des risques sanitaires comme des enjeux politiques et institutionnels », peut-on lire dans le rapport. Un report qui, selon Jean-Louis Debré, serait « l’option susceptible de recueillir le soutient politique le plus large » mais qui devrait toutefois être motivée par des « circonstances exceptionnelles ».

La sécurité sanitaire avant les « destins politiques »

Interrogé sur la nécessité de reporter les élections en cas de risque sanitaire, le président de la commission d’enquête chargée de l’évaluation des politiques publiques face aux pandémies Alain Milon salue les conclusions du rapport. « Mars c’est la fin de l’hiver, on n’est pas sûrs que le Covid ait complètement disparu, que la grippe ne soit pas encore là, donc prendre une décision de ce type n’est pas obligatoirement une mauvaise décision. Le mois de juin correspond au début de l’été, il y a moins de risque d’épidémie importante », soutient-il sur le plateau de Parlement Hebdo. Allant plus loin, le sénateur LR estime même qu’il faudrait « aller au-delà si le virus est toujours là ». « Il faut les reporter à un moment où il n’y a plus de risque, pourquoi pas après la présidentielle, ça ne me poserait pas de problème », assure le sénateur.

Questionné sur la situation délicate dans laquelle cela placerait certains de ses collègues LR, candidats aux régionales, susceptibles de se présenter à la présidentielle, Alain Milon coupe court : « S’il y a un risque majeur pour la sécurité sanitaire, est-ce que le destin politique des hommes qui veulent se présenter à la présidentielle est plus important que la sécurité sanitaire de nos concitoyens ? Non. »

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Service National Universel
7min

Politique

SÉRIE D’ÉTÉ - Emmanuel Macron, 10 ans après, quel bilan ? Le Service national universel (SNU), enterré avant d’avoir été généralisé

Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce premier épisode : le Service national universel (SNU), un programme d’engagement au service de la nation, à l’attention des jeunes, et directement inspiré du service militaire.

Le

Documentaire Paris le mystère du palais disparu de Stéphane Jacques
5min

Politique

Paris, le mystère d’un palais disparu

Les promeneurs, touristes ou Parisiens qui déambulent sur le parvis de Notre-Dame, s’imaginent-ils qu’à quelques pas de là se dressait au Moyen Âge, l’une des plus somptueuses résidences d’Europe ? Et surtout, comment, six siècles plus tard, le tout premier palais de nos rois, bâti sur l’île de la Cité, au beau milieu de la capitale, a-t-il pu devenir ce fantôme de l’Histoire ? Dans son documentaire Le mystère du palais disparu, Stéphane Jacques retrace l’enquête menée par un trio de scientifiques spécialistes de la reconstitution numérique.

Le

Régionales : Alain Milon favorable à un report en 2022 « si la situation sanitaire l’exige »
2min

Politique

Mazarine Pingeot sur François Mitterrand : « J'étais insolente avec mon père »

Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.

Le