Régionales : Xavier Bertrand écrase le match dans les Hauts-de-France
Le président sortant, Xavier Bertrand, est largement donné en tête du premier tour des régionales dans les Hauts-de-France, avec 43,1 %. Le RN Sébastien Chenu fait 24,4 %. La liste d’union de la gauche de l’écologiste Karima Delli est à 17,5 %. Laurent Pietraszewski (LREM) ne peut se maintenir avec 8,5 %. Pour le second tour, Xavier Bertrand se retrouve grand favori.

Régionales : Xavier Bertrand écrase le match dans les Hauts-de-France

Le président sortant, Xavier Bertrand, est largement donné en tête du premier tour des régionales dans les Hauts-de-France, avec 43,1 %. Le RN Sébastien Chenu fait 24,4 %. La liste d’union de la gauche de l’écologiste Karima Delli est à 17,5 %. Laurent Pietraszewski (LREM) ne peut se maintenir avec 8,5 %. Pour le second tour, Xavier Bertrand se retrouve grand favori.
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Dans les Hauts-de-France, le sortant Xavier Bertrand arrive largement en tête du premier tour, avec 43,1 % des voix, selon notre estimation Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions/Radio France/LCP-AN - Public Sénat.

Le candidat de la droite (ex-LR) devance largement la liste Rassemblement national de Sébastien Chenu, donnée à 24,4 % des voix. Un coup dur pour le RN, que les sondages donnaient plus proche de Xavier Bertrand.

« Il y a eu un vote utile »

La liste d’union de la gauche (PS, EELV, PCF, LFI) de Karima Delli n’a pas réussi son pari. Elle ne réalise que 17,5 % des voix. L’addition des voix de gauche aurait pu théoriquement donner un score plus élevé, mais l’union n’a pas été payante, comme espéré à gauche. Karima Delli a aussi pâti d’un manque de notoriété. « On espérait être au-dessus de 20 % », reconnaît Patrick Kanner, patron des sénateurs PS et sénateur du Nord. « Je voulais qu’on soit sur le podium, on est sur le podium. Mais il y a eu un vote utile. Peut-être que des électeurs de gauche, qui ont pensé que notre attelage était un peu compliqué, sont allés voter pour Xavier Bertrand », pense le socialiste… Patrick Kanner espère encore progresser pour le second tour : « Maintenant, la gauche a encore quelques marges de manœuvre. J’espère qu’on va amplifier ce score pour que Xavier Bertrand ne soit pas dans un duo avec le RN ».

Laurent Pietraszewski, candidat LREM/Modem, réalise lui un faible score, avec 8,5 % des voix, malgré le soutien de cinq ministres, dont celui de la Justice, Eric Dupond-Moretti. Ces renforts n’ont visiblement eu aucun effet. Pire, avec moins de 10 % des suffrages exprimés, sa liste n’est pas en position de se maintenir pour le second tour. « Fidèle à (ses) valeurs et (son) engagement républicain », Laurent Pietraszewski a appelé dans la soirée à voter Xavier Bertrand.


Xavier Bertrand fait du RN son « seul et unique ennemi »

Xavier Bertrand s’est adressé à ses électeurs, peu après 20 heures, pour les remercier. « Ici, le RN a reculé car nous avons montré que par le travail, l’engagement et la cohérence, la politique n’était pas morte, qu’elle avait encore eu sens », a-t-il lancé, « ici, nous avons desserré, pour les briser, les mâchoires du RN, leur démagogie, leur opposition stérile, leur intolérance » (voir la vidéo).

« Chacun est face à ses responsabilités. J’ai pris les miennes, en faisant du RN mon seul et unique ennemi », soutient Xavier Bertrand. Il entend continuer le « renouveau » des Hauts-de-France « dans la cohérence, la transparence, la fidélité à ses idées, ses convictions, ses valeurs ». Comme il l’avait dit, il déposera pour le second tour la même liste. Et de conclure :

Une fois encore, nous ferons rempart contre le RN.

« Mobilisez-vous, bougez-vous, levez-vous ! » lance Sébastien Chenu

Comme dans les autres régions, le RN subi la faible mobilisation. L’abstention touche l’ensemble des partis, mais selon notre sondage Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions/Radio France/LCP-AN Public Sénat, 73 % des électeurs de Marine le Pen au premier tour de la dernière élection présidentielle ne se sont pas déplacés eux urnes.

On savait que l’abstention différentielle serait l’une des clefs du scrutin. C’est finalement l’extrême droite qui en pâti. Dans ces conditions, Sébastien Chenu a appelé dimanche soir ses électeurs à se déplacer pour le second tour. « Mobilisez-vous, bougez-vous, levez-vous ! » a-t-il lancé, en appelant « aux ruraux, aux ouvriers, aux employés, aux jeunes » pour « combattre le système Bertrand-Macron ».

Xavier Bertrand est malgré tout le grand favori pour le second tour. Sauf énorme surprise et sursaut de participation, il devrait conserver la région. Et pour celui qui avait conditionné sa candidature à la présidentielle à un succès aux régionales, s’ouvrir les portes de 2022.

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. 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