Régions : avant le Congrès, les élus locaux appellent « à une grande réforme de la décentralisation »
A quelques jours du 18e congrès des Régions de France, les 22 présidents appellent le gouvernement à une « vraie grande réforme de la décentralisation » pour « promouvoir les libertés locales ». Au Sénat, on applaudit des deux mains rappelant ses 50 propositions en la matière.

Régions : avant le Congrès, les élus locaux appellent « à une grande réforme de la décentralisation »

A quelques jours du 18e congrès des Régions de France, les 22 présidents appellent le gouvernement à une « vraie grande réforme de la décentralisation » pour « promouvoir les libertés locales ». Au Sénat, on applaudit des deux mains rappelant ses 50 propositions en la matière.
Simon Barbarit

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Ils avaient traîné des pieds la semaine dernière pour participer au Conseil national de la refondation. L’Association des maires (AMF), des départements et Régions de France avaient finalement concédé d’y participer en échange de la promesse du chef de l’Etat de réunions de travail régulières sur les enjeux spécifiques des collectivités.

» Lire notre article. Conseil national de la refondation : les associations d’élus acceptent finalement d’y participer

Ce week-end, les 22 présidents de Régions maintiennent la pression sur l’exécutif. Dans une tribune publiée dans le JDD, ils demandent « une nouvelle manière de travailler reposant sur le dialogue et la coconstruction » et « des garanties financières ».

Ils appellent également à une « vraie grande réforme de la décentralisation » pour « promouvoir les libertés locales ». « Nous devons faire en sorte que les citoyens retrouvent voix au chapitre, et que pour cela les élus locaux disposent d’une responsabilité claire et exclusive, et des moyens de la mettre en œuvre » plaide l’association d’élus présidée par la socialiste Carole Delga, à la tête de la région Occitanie. Ils souhaitent aussi que l’Etat se concentre sur « les sujets régaliens » afin que « les élus locaux disposent d’une responsabilité claire et exclusive, et des moyens de la mettre en œuvre ».

« J’ai trouvé cette tribune excellente, les présidents de régions disent de manière positive et calme ce que le Sénat ne cesse de souligner depuis la publication de nos 50 propositions pour la décentralisation », se félicite Françoise Gatel, présidente centriste de la délégation sénatoriale aux collectivités locales ».

En effet, en 2020, le président du Sénat, Gérard Larcher avait présenté les propositions d’un groupe de travail en faveur de plus d’autonomie et de pouvoirs pour les collectivités, de l’adaptation des lois aux réalités locales ou encore la mise en œuvre du « principe de subsidiarité » qui implique « d’organiser les politiques publiques à l’échelon le plus proche des citoyens ».

» Lire notre article. Les 50 propositions du Sénat « pour une nouvelle génération de la décentralisation »

« L’efficacité, c’est aussi un enjeu démocratique. On s’est pris les gilets jaunes. A chaque élection, on pleure devant le niveau de l’abstention… Nos difficultés viennent de notre culture centralisatrice. A un moment donné, on arrête de débattre du sexe des anges et on réconcilie les citoyens avec l’action publique », martèle Françoise Gatel.

Cet été, l’Etat et les régions se sont engagés, lors d’une réunion autour d’Élisabeth Borne, dans un « nouveau partenariat » visant à apporter des « réponses concrètes » aux Français pour parvenir au « plein emploi », intégrer la « transition écologique » ou investir dans des moyens de transport « propres ».

« Ce n’est pas avec deux réunions par an qu’on va changer les choses. A un moment donné, on se met à l’eau même si elle est froide », lance la sénatrice qui appelle à une réforme « moins timide » que la loi 3DS.

Le 18e congrès des Régions de France se tiendra jeudi et vendredi à Vichy (Allier). Un événement à suivre sur Public Sénat vendredi 16 septembre, avec une matinale spéciale de 7H30 à 9h et une édition spéciale de 14H à 17H.

 

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le