Relations gouvernement / Sénat : « Nous aurions besoin d’un peu plus de tendresse », ironise Hervé Marseille

Interrogé sur Public Sénat ce 4 février, le président du groupe Union centriste, Hervé Marseille, réclame davantage de considération du gouvernement vis-à-vis du Sénat, dont la majorité s’est sentie délaissée au moment des derniers arbitrages budgétaires. Les relations de part et d’autre se sont refroidies à partir du mois de décembre.
Rédaction Public Sénat

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L’heure de recoller les morceaux entre l’hôtel de Matignon et le palais du Luxembourg ? Les dernières semaines, lors de la discussion budgétaire au Parlement, ont laissé la désagréable impression à la majorité sénatoriale de droite et du centre d’avoir été laissée sur le bas-côté par l’exécutif. « Nous n’avons pas de son, pas d’image », se plaignaient il y a deux semaines plusieurs sénateurs LR. Déjà irritée par les remontrances de Bercy sur la dégradation du projet de loi de finances à l’issue du passage à la Haute assemblée, la majorité sénatoriale n’a pas non plus apprécié le dialogue mené par le Premier ministre principalement en direction des socialistes.

Pour le président de l’Union centriste, Hervé Marseille, les ponts ne sont pas coupés avec l’exécutif. « Non, on parle avec le gouvernement avec le Premier ministre, peut-être pas suffisamment. Je pense quand même qu’il y a un sujet avec le Sénat, qui n’est pas totalement dans le radar gouvernemental », a toutefois estimé le sénateur des Hauts-de-Seine. « Je comprends qu’à l’Assemblée, il y a un problème de majorité, de censure. Il y a une incandescence du quotidien plus forte. Enfin, nous, nous aurions besoin d’un peu plus de tendresse et que le gouvernement se tourne davantage vers nous », a-t-il ajouté.

À l’image de Sébastien Lecornu qui résumait l’exercice budgétaire comme « un semi-succès et un semi-échec », Hervé Marseille a rappelé que la responsabilité collective dans la copie finale. « Politiquement, tout le monde a participé à cette affaire à l’Assemblée nationale et au Sénat », juge-t-il avec rétrospection. Si le patron de l’UDI estime que sa chambre a été « entendue » au chapitre d’un effort plus mesuré en direction des collectivités locales, il juge en revanche que les entreprises sont les « perdantes » de ce budget 2026. « Nous souhaitions beaucoup moins de taxes et d’impôts, plus d’économies. Il y a des économies, mais c’est insuffisant ! »

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