Religion: Macron « dans un engrenage dont le pays ne se sortirait pas » pour Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon a jugé mardi qu'Emmanuel Macron mettait "le doigt dans un engrenage dont le pays ne se sortirait pas", au...

Religion: Macron « dans un engrenage dont le pays ne se sortirait pas » pour Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon a jugé mardi qu'Emmanuel Macron mettait "le doigt dans un engrenage dont le pays ne se sortirait pas", au...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Jean-Luc Mélenchon a jugé mardi qu'Emmanuel Macron mettait "le doigt dans un engrenage dont le pays ne se sortirait pas", au lendemain du discours controversé d'Emmanuel Macron, qui a souhaité "réparer" le lien "abîmé" entre l'Eglise et l'Etat.

"Nous n'acceptons pas l'intrusion de la religion dans le public. Le rôle du chef de l'Etat est d'être le gardien d'une séparation stricte car c'est ça qui rend la vie commune possible", a lancé le chef de file de la France Insoumise devant la presse.

A ses yeux, le président de la République a "une façon quasi césariste de se présenter devant la société" et serait "en quelque sorte l'arbitre des religions", ce qui est "pure folie" car "on ne peut pas arbitrer entre les religions".

"Il n'y a pas une religion en France, il y en a cinq", qui ont chacune leur "dogme" et voient dans les autres "une hérésie", a ajouté M. Mélenchon dans les couloirs du Palais Bourbon.

Ainsi "le président de la République a mis le doigt dans un engrenage dont il ne pourra pas sortir et dont le pays ne se sortirait pas". "Les religions chez elle, l'Etat chez lui", a encore lancé l'élu des Bouches-du-Rhône, pour lequel "60% des citoyens de ce pays ne pratiquent aucune religion et commencent à être excédés de voir la place qu'occupent les religions dans le débat public. Nous sommes à la limite de la saturation".

Et d'ajouter: "La laïcité n'est pas née d'un colloque en France, c'est trois siècles de guerre civile ouverte ou larvée. Il n'y a aucune raison de revenir là-dessus pour satisfaire à je ne sais quel caprice intellectuel du président de la République ou de démagogie communautariste".

Dans un discours fleuve devant la Conférence des évêques lundi soir qui a provoqué une avalanche de réactions indignées à gauche dénonçant une atteinte au principe de laïcité, le président a affirmé vouloir "réparer" les liens entre l'Église et l'Etat à travers un "dialogue en vérité".

"Un président de la République prétendant se désintéresser de l'Église et des catholiques manquerait à son devoir", a affirmé M. Macron, qui a aussi appelé les catholiques à "ne pas rester au seuil" de l'engagement politique.

Partager cet article

Dans la même thématique

Religion: Macron « dans un engrenage dont le pays ne se sortirait pas » pour Mélenchon
2min

Politique

Un collaborateur de Raphaël Arnault embauché sous pseudo : « C’est particulièrement choquant », réagit Claude Malhuret

Après l’arrestation de onze suspects, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, le Parisien révèle que l’un d’eux est un deuxième collaborateur parlementaire du député LFI et fondateur du mouvement antifa, Raphaël Arnault. Mais, il a été recruté sous pseudonyme. « Inacceptable », pour le sénateur Claude Malhuret.

Le

Religion: Macron « dans un engrenage dont le pays ne se sortirait pas » pour Mélenchon
3min

Politique

Peine d’inéligibilité en cas de condamnations pour violences : « Cela me paraît parfaitement normal », déclare François-Noël Buffet

Lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin a annoncé qu’il comptait faire passer un texte visant à introduire une peine d’inéligibilité en cas de condamnation pour violences. Un texte qui pourrait avoir le soutien de la droite sénatoriale.

Le

Religion: Macron « dans un engrenage dont le pays ne se sortirait pas » pour Mélenchon
4min

Politique

Mort de Quentin : Gérald Darmanin souhaite une peine d’inéligibilité contre « toute personne condamnée pour avoir encouragé à la violence physique » 

Les interventions se sont multipliées au Sénat, ce mercredi, pendant la séance de questions d’actualité au gouvernement, autour de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. Les élus de droite et du bloc central ont largement reproché à LFI sa proximité avec la mouvance d’ultra gauche, citée dans cette affaire. Le garde des Sceaux a annoncé vouloir assortir les condamnations pour incitation à la violence d’une peine d’inéligibilité, visant explicitement le député LFI Raphaël Arnault.

Le