Remaniement : « Le système Macron n’a pas assez de racines suffisamment profondes dans la vie politique française », selon Longuet
Au micro de « Sénat 360 », Gérard Longuet réagit au report du remaniement ministériel, qui devrait avoir lieu en fin de semaine.

Remaniement : « Le système Macron n’a pas assez de racines suffisamment profondes dans la vie politique française », selon Longuet

Au micro de « Sénat 360 », Gérard Longuet réagit au report du remaniement ministériel, qui devrait avoir lieu en fin de semaine.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« C’est très long » estime Gérard Longuet, sénateur (LR) de la Meuse, à propos du remaniement ministériel qui se fait attendre.

« Aujourd’hui pour être ministre de l’Intérieur, il faut à la fois avoir les vertus d’un héros parce que c’est extraordinairement difficile. Et dans le système médiatique d’aujourd’hui, il faut aussi être un saint. C'est-à-dire être parfait et qu’aucun grief ne puisse vous être adressé. Manifestement, le système Macron n’a pas assez de racines suffisamment profondes dans la vie politique française, pour trouver ce héros ou ce saint » estime le sénateur (LR).

 « [Emmanuel Macron] manque de ressources humaines mais c’est un peu lui qui l’a souhaité ainsi. Il décide seul, il travaille seul. Et sa formation la République en marche a une très grande satisfaction d’elle-même et ne s’intéresse pas aux autres » ajoute-t-il.

Pour répondre aux rumeurs de tension entre le président de la République et lui, Edouard Philippe a expliqué ce mercredi, devant les députés, qu’il n’y avait pas « une feuille de papier à cigarette » entre eux. « À partir du moment où l’on est obligé de le dire, c’est que le doute est possible » glisse le sénateur.

Partager cet article

Dans la même thématique

Remaniement : « Le système Macron n’a pas assez de racines suffisamment profondes dans la vie politique française », selon Longuet
4min

Politique

Réquisitions contre Marine Le Pen : « J'attends avec impatience le jugement, parce qu'on veut savoir comment va se dérouler notre élection présidentielle », déclare Laurent Jacobelli

Quatre ans de prison, dont un ferme aménageable, et cinq ans d'inéligibilité ont été requis mardi contre Marine Le Pen dans le procès en appel dans l’affaire des assistants parlementaires des eurodéputés FN. En revanche, à l’inverse de la condamnation de première instance, aucune exécution provisoire n’a été demandée par le parquet. « Ça prouve que tout ce que l'on disait lors de la première étape du procès était réaliste », estime Laurent Jacobelli, député et porte-parole du RN.

Le

Paris : Suspension of session of Appeal trial of Marine Le Pen
2min

Politique

Procès en appel des assistants FN : le parquet requiert quatre ans de prison, dont un ferme, et cinq ans d’inéligibilité contre Marine Le Pen, mais sans application immédiate

Trois semaines après l’ouverture du procès en appel de Marine Le Pen et de dix autres prévenus dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national), le parquet a présenté ses réquisitions ce mardi. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à 4 ans de prison, dont 2 avec sursis, 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

Le

Conference pour la relance economique de la ville de Paris
11min

Politique

« Manipulation », « coups de billard », « roue de secours » : la campagne des municipales se tend à Paris, alors que cinq candidats pourraient se retrouver au second tour

Un sondage, qui ouvre pour la premier fois la voie au maintien de cinq candidats au second tour, avec Sarah Knafo qui atteint les 10 %, pourrait « changer tout » à l’issue du scrutin. La candidate Reconquête devient « un caillou dans la chaussure de Dati », qui ne progresse pas, relève-t-on à gauche, alors que du côté de Pierre-Yves Bournazel, la tension est palpable, un élu Horizon l’accusant de vouloir « faire élire un maire de gauche ». Pour éviter la dispersion, les équipes de Dati et de Grégoire misent sur « le vote utile ».

Le