Remaniement: Macron s’adresse aux Français mardi soir à la télé
Emmanuel Macron s'adressera mardi soir aux Français par une "courte allocution" à la télévision, une démarche de pédagogie après...

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Emmanuel Macron s'adressera mardi soir aux Français par une "courte allocution" à la télévision, une démarche de pédagogie après...
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Emmanuel Macron s'adressera mardi soir aux Français par une "courte allocution" à la télévision, une démarche de pédagogie après un large remaniement du gouvernement.

Décidé à maintenir le cap de ses réformes tout en s'entourant d'une équipe renouvelée, le chef de l'Etat devait enregistrer cette annonce au préalable, depuis l'Elysée.

C'est par un simple communiqué que la présidence a annoncé le premier remaniement d'ampleur du quinquennat, destiné à redonner un "second souffle" au programme de réformes de l'exécutif, après une rentrée calamiteuse.

Le chef du gouvernement Edouard Philippe a déjà pu défendre le nouveau gouvernement et le maintien de son "cap" dès mardi après-midi, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée. L'allocution de mardi soir permettra donc au président de la République de prendre à son tour la parole, sans questions des journalistes.

Depuis ses grands entretiens sur TF1 et Mediapart/BFMTV avant l'été, M. Macron n'a pas accordé de longue interview à des médias nationaux, à l'exception de confidences au JDD en septembre. En particulier, au moment de l'affaire Benalla, il avait choisi de s'exprimer indirectement, dans une déclaration devant des élus LREM dont la vidéo avait été donnée à la presse.

Outre ses nombreux discours, il a privilégié ces dernières semaines la forme de communication qu'il affectionne, en se laissant filmer lors d'échanges à bâtons rompus avec des passants lors de bains de foule ou par des images postées sur les réseaux sociaux.

S'y ajoutent de brefs points de presse lors de visites à l'étranger, où il refuse généralement de répondre sur la politique nationale.

En raison de quelques phrases à l'emporte-pièce - qu'il assume toujours - ces formes de communication ne lui ont pas toujours réussi auprès de l'opinion publique.

Comme pour sa remarque sur "le pognon de dingue" que coûteraient les aides sociales ou son échange avec un jeune chômeur lors des Journées du patrimoine en septembre (du travail, "je traverse la rue, je vous en trouve") ou quand il a qualifié les Français, depuis le Danemark, de "Gaulois réfractaires au changement". Ou encore, à Colombey-les-Deux-Eglises, quand il a recommandé à des retraités de cesser de "se plaindre", sans oublier une photo aux Antilles avec un jeune homme qui faisait un doigt d'honneur.

Autant de petits phénomènes médiatiques qui ont chacun suscité des vagues de buzz sur les réseaux sociaux tout en déchaînant les oppositions, parasitant des messages de fond comme le plan pauvreté et le plan hôpital.

Au point que son ex-ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, peu avant de démissionner, avait déclaré que le pouvoir avait "manqué d'humilité" et réclamé "plus d'écoute des Français", "parce que vite, dans les palais de la République, on perd la capacité de lien et d'écoute avec la population".

Ces accrocs ont pesé sur la popularité du chef de l'Etat qui a nettement chuté depuis l'été. Selon un sondage Elabe de debut octobre pour BFMTV, les Français le jugent autoritaire (à 79%) et arrogant (à 71%), même si autant le trouvent dynamique et 42% le jugent sympathique.

"Je ne suis pas parfait", a-t-il dit en septembre aux Antilles à des journalistes du JDD. "Qu’il y ait des choses qui ne soient pas bien faites, c’est donc normal. Il faut les corriger". "Mais", a-t-il plaidé, "il faut aussi éviter de perdre collectivement du temps à parler de sujets qui sont accessoires".

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