Remaniement: Macron s’adresse aux Français mardi soir à la télé
Emmanuel Macron s'adressera mardi soir aux Français par une "courte allocution" à la télévision, une démarche de pédagogie après...

Remaniement: Macron s’adresse aux Français mardi soir à la télé

Emmanuel Macron s'adressera mardi soir aux Français par une "courte allocution" à la télévision, une démarche de pédagogie après...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron s'adressera mardi soir aux Français par une "courte allocution" à la télévision, une démarche de pédagogie après un large remaniement du gouvernement.

Décidé à maintenir le cap de ses réformes tout en s'entourant d'une équipe renouvelée, le chef de l'Etat devait enregistrer cette annonce au préalable, depuis l'Elysée.

C'est par un simple communiqué que la présidence a annoncé le premier remaniement d'ampleur du quinquennat, destiné à redonner un "second souffle" au programme de réformes de l'exécutif, après une rentrée calamiteuse.

Le chef du gouvernement Edouard Philippe a déjà pu défendre le nouveau gouvernement et le maintien de son "cap" dès mardi après-midi, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée. L'allocution de mardi soir permettra donc au président de la République de prendre à son tour la parole, sans questions des journalistes.

Depuis ses grands entretiens sur TF1 et Mediapart/BFMTV avant l'été, M. Macron n'a pas accordé de longue interview à des médias nationaux, à l'exception de confidences au JDD en septembre. En particulier, au moment de l'affaire Benalla, il avait choisi de s'exprimer indirectement, dans une déclaration devant des élus LREM dont la vidéo avait été donnée à la presse.

Outre ses nombreux discours, il a privilégié ces dernières semaines la forme de communication qu'il affectionne, en se laissant filmer lors d'échanges à bâtons rompus avec des passants lors de bains de foule ou par des images postées sur les réseaux sociaux.

S'y ajoutent de brefs points de presse lors de visites à l'étranger, où il refuse généralement de répondre sur la politique nationale.

En raison de quelques phrases à l'emporte-pièce - qu'il assume toujours - ces formes de communication ne lui ont pas toujours réussi auprès de l'opinion publique.

Comme pour sa remarque sur "le pognon de dingue" que coûteraient les aides sociales ou son échange avec un jeune chômeur lors des Journées du patrimoine en septembre (du travail, "je traverse la rue, je vous en trouve") ou quand il a qualifié les Français, depuis le Danemark, de "Gaulois réfractaires au changement". Ou encore, à Colombey-les-Deux-Eglises, quand il a recommandé à des retraités de cesser de "se plaindre", sans oublier une photo aux Antilles avec un jeune homme qui faisait un doigt d'honneur.

Autant de petits phénomènes médiatiques qui ont chacun suscité des vagues de buzz sur les réseaux sociaux tout en déchaînant les oppositions, parasitant des messages de fond comme le plan pauvreté et le plan hôpital.

Au point que son ex-ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, peu avant de démissionner, avait déclaré que le pouvoir avait "manqué d'humilité" et réclamé "plus d'écoute des Français", "parce que vite, dans les palais de la République, on perd la capacité de lien et d'écoute avec la population".

Ces accrocs ont pesé sur la popularité du chef de l'Etat qui a nettement chuté depuis l'été. Selon un sondage Elabe de debut octobre pour BFMTV, les Français le jugent autoritaire (à 79%) et arrogant (à 71%), même si autant le trouvent dynamique et 42% le jugent sympathique.

"Je ne suis pas parfait", a-t-il dit en septembre aux Antilles à des journalistes du JDD. "Qu’il y ait des choses qui ne soient pas bien faites, c’est donc normal. Il faut les corriger". "Mais", a-t-il plaidé, "il faut aussi éviter de perdre collectivement du temps à parler de sujets qui sont accessoires".

Partager cet article

Dans la même thématique

Green party leaders attend Stephane Baly campaign rally in Lille
7min

Politique

Municipales 2026 : l’heure est à « l’introspection » chez les écologistes au lendemain de la perte de plusieurs grandes villes  

Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Annecy… les écologistes ont subi de nombreuses pertes aux élections municipales après leur percée de 2020. Le signe d’un parti qui peine, à l’inverse d’il y a six ans, à apparaitre comme une force motrice à gauche, à l’heure où les propositions écologiques locales sont reprises par ses adversaires, y compris à droite.

Le

Gregory Doucet,Municipal and metropolitan elections in Lyon Vote
6min

Politique

Municipales à Lyon : victoire à la Pyrrhus pour les écologistes, qui perdent la Métropole

La victoire de Grégory Doucet à Lyon a médiatiquement éclipsé la défaite des écologistes à la Métropole, alors que celle-ci dispose d’un budget et de compétences bien plus importantes. La droite conduite par Véronique Sarselli dispose d’une majorité confortable, si la coalition formée autour de Jean-Michel Aulas se maintient telle quelle.

Le

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027
7min

Politique

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027

Le parti fondé par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe à l’automne 2021 a remporté 17 villes de plus de 30 000 habitants aux élections municipales. Sa présence dans la France très urbaine est globalement stable, bien que marquée par la perte brutale de Nice, cinquième ville de France. Grâce à son maillage de petites villes, Horizons revendique une progression territoriale.

Le

Paris : Rachida Dati after the results of the first round of France s  2026 municipal elections of Paris
11min

Politique

« On a fait tout ce qu’il fallait faire pour perdre » : Rachida Dati, anatomie d’une cuisante défaite à Paris

ANALYSE – Rachida Dati a perdu son pari électoral dans la capitale, même si elle reste maire du 7e arrondissement. Entre les effets de bord de la loi PLM, qu'elle a elle-même soutenue, et les tensions locales avec Horizons et Renaissance malgré un passage au gouvernement, retour sur une campagne où la cheffe de file de la droite parisienne, réputée pour son franc-parler et sa détermination, semble avoir fini par se couper d’une partie de son électorat.

Le