Remaniement : Nicole Belloubet travaille « avec beaucoup de sérénité, à titre personnel »
La ministre de la justice a affiché sa confiance ce jeudi sur ses chances de rester au gouvernement, en plein examen du projet de loi réforme de la justice.

Remaniement : Nicole Belloubet travaille « avec beaucoup de sérénité, à titre personnel »

La ministre de la justice a affiché sa confiance ce jeudi sur ses chances de rester au gouvernement, en plein examen du projet de loi réforme de la justice.
Public Sénat

Par Julien Chabrout

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Nicole Belloubet devrait rester au gouvernement lors du prochain remaniement, sauf énorme surprise. La ministre de la justice a une immunité : elle porte le projet de loi de programmation et de réforme de la justice et le projet de loi organique relatif au renforcement de l’organisation des juridictions, actuellement examiné au Sénat. Interrogée ce jeudi en marge de l’émission Sénat 360, après les questions au gouvernement, la garde des Sceaux a affiché sa confiance, malgré les déboires actuels de l’exécutif, qui n’a toujours pas procédé au remaniement.

« Je travaille dans un excellent climat, avec beaucoup de sérénité, à titre personnel. Un ministre est à sa tâche tant qu’il est ministre. Je conduis le dialogue avec les sénateurs avec beaucoup d’attention car j’ai beaucoup de respect pour les assemblées parlementaires. Je tiens compte et j’entends avec beaucoup d’intérêt ce qui est dit lors de ce premier débat parlementaire », a déclaré Nicole Belloubet au micro de Tâm Tran Huy. Interrogée par notre journaliste pour savoir si elle sera à sa tâche la semaine prochaine lors de la poursuite de l’examen du texte, la ministre de la Justice a souri : « Je ne sais pas, vous en doutez ? »

Belloubet : "Le gouvernement est le 1er garant des libertés"
03:17

Nicole Belloubet est revenue sur la réforme de la justice, estimant que « le gouvernement est également le premier garant des libertés ». Selon elle, ce projet de loi « vise à simplifier et à harmoniser les règles qui s’appliquent aux enquêteurs ». La ministre de la Justice dit avoir « recherché un texte d’équilibre : à la fois l’efficacité de l’enquête mais toujours avec la garantie des droits ».

Questionnée sur l’encadrement de la procédure de « l’enquête sous pseudonyme » pour traquer les infractions sur la Toile en matière de pédopornographie, qui a fait l’objet d’un débat entre la garde des Sceaux et la chambre haute, Nicole Belloubet est revenue sur la position du gouvernement : « Nous n’avons pas souhaité fixer de seuil au déclenchement des enquêtes sous pseudonyme qui se font toujours sur autorisation du parquet. Les sénateurs, eux, ont souhaité introduire un seuil de trois ans », a-t-elle expliqué, alors que la commission des Lois a choisi de relever le recours à l’enquête sous pseudonyme aux délits passibles d’une peine de prison au moins égale à trois ans.

Elle a poursuivi : « Le résultat c’est qu’aujourd’hui avec l’amendement des sénateurs la poursuite de personnes qui consultent des images pédopornographiques sur Internet ne pourront pas être poursuivies car le seuil est de deux ans. Il y a une vraie question de responsabilité, j’espère que ce sera corrigé ultérieurement ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Tarbes Hautes Pyrenees manifestation contre la reforme des retraites
6min

Politique

SÉRIE D’ÉTÉ - Emmanuel Macron, 10 ans après, quel bilan ? Le serpent de mer de la réforme des retraites

Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce deuxième épisode : la réforme des retraites, sorte de serpent de mer des quinquennats Macron - d’abord interrompue, puis reprise dans la douleur, et finalement décalée pour sauver le budget.

Le

Remaniement : Nicole Belloubet travaille « avec beaucoup de sérénité, à titre personnel »
4min

Politique

VSS dans le sport : « On est passé de 10 cas à 400 par an » alerte ce sénateur

Mathilde De Kerangat, ex-athlète olympique de voile, révélait en 2022 avoir été victime d’agressions sexuelles de la part de son entraîneur quand elle pratiquait l’athlétisme entre l’âge de 7 et 11 ans. Aujourd’hui, elle s’engage au sein de l’observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport et s’engage auprès des plus jeunes pour faire de la prévention. Elle témoigne dans l’émission Sport etc. présentée par Caroline Delage.

Le