Remaniement: quelques embrassades, puis la vie politique reprend vite à l’Assemblée
Quelques accolades pour les nouveaux ministres, des missives échangées, mais la vie politique a vite repris son cours: la...

Remaniement: quelques embrassades, puis la vie politique reprend vite à l’Assemblée

Quelques accolades pour les nouveaux ministres, des missives échangées, mais la vie politique a vite repris son cours: la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Quelques accolades pour les nouveaux ministres, des missives échangées, mais la vie politique a vite repris son cours: la première séance des questions au gouvernement post-remaniement mardi a fait peu de place au changement d'équipe.

Peu avant le début des questions à 15H00, des députés s'amassaient à proximité du banc du gouvernement pour saluer chaleureusement certains des nouveaux entrants: notamment l'UDI-Agir Franck Riester, nouveau ministre de la Culture, ou le MoDem Marc Fesneau, nouveau ministre chargé des Relations avec le Parlement, placé entre le nouveau ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et le Premier ministre.

Quelques ministres saluaient aussi leurs nouveaux collègues, députés la veille encore pour quatre d'entre eux.

Tout au long de la séance, le bal des huissiers transmettant des messages écrits entre ministres et députés était particulièrement actif.

La seule question frontale sur le remaniement est venue très vite de la vice-présidente du groupe LR, Virginie Duby-Muller. Elle a critiqué un "mauvais feuilleton" et un remaniement "House of cards version bas de gamme", provoquant des grondements dans la majorité.

"Pendant 15 jours, vous avez fait mine d'être impatiente, maintenant vous faites mine d'être déçue", lui a rétorqué Édouard Philippe, assurant que le gouvernement allait "continuer et persévérer" sans "changer de cap".

Seul nouveau ministre à répondre à une question, Franck Riester a vanté la politique de l'exécutif sur la francophonie, visiblement à l'aise dans ses nouvelles fonctions, malgré un petit lapsus rattrapé dans un sourire: "les langues françaises" au lieu de "la langue française".

Mais les temps forts de la séance ont porté sur d'autres sujets d'actualité. Jean-Luc Mélenchon a interpellé Édouard Philippe sur les perquisitions visant LFI au petit matin, une "mise en scène" à ses yeux. Le Premier ministre a défendu en retour "l'indépendance de la justice".

Autre moment de tension lorsqu'Adrien Taquet (LREM) est revenu sur le rejet jeudi d'une proposition de loi LR sur les élèves handicapés. Il a dénoncé des "comportements irresponsables de certains membres de cette Assemblée", visant notamment l'Insoumis François Ruffin qui avait fait le buzz sur les réseaux sociaux en promettant aux marcheurs que leur vote leur collerait "à la peau comme une infamie".

Et en fil rouge de ces QAG, les inondations meurtrières dans l'Aude ont fait l'objet de deux interventions du Premier ministre, et de témoignages de solidarité venant de tous les bancs.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Emergency closed-door meeting political party leaders organised by Macron
5min

Politique

Retraites : Édouard Philippe sort du bois et propose un âge de départ à 65 ans

Après des mois de suspense, le candidat Horizons à la présidentielle a dévoilé mardi 29 septembre sa réforme des retraites dans une vidéo d'une vingtaine de minutes. Il propose de reprendre le calendrier de 2023, puis de relever l'âge légal à 65 ans en moins de dix ans, avec un volet de capitalisation. Une position qui le distingue de Gabriel Attal, partisan de supprimer l'âge légal.

Le

Remaniement: quelques embrassades, puis la vie politique reprend vite à l’Assemblée
3min

Politique

Propos antisémites révélés par Mediapart : « L’objectif, c’est de tuer ma carrière politique », dénonce Jordan Bardella

Mis en cause, lundi, dans un article de Mediapart qui a révélé des écrits antisémites de Jordan Bardella datant de 2013, le président du RN a annoncé dans la foulée le dépôt d’une plainte pour diffamation. Avant d’accueillir les nouveaux sénateurs RN élus dimanche pour une réunion de groupe à l’Assemblée, l’eurodéputé a dénoncé une opération menée « par des fanatiques d’extrême gauche » avec pour « objectif » de le « tuer politiquement ».

Le

President Emmanuel Macron press conference following a meeting with candidates for the 2027 presidential election and party leaders
4min

Politique

Sondage : avec 82 % d’opinions défavorables, Emmanuel Macron atteint son record d’impopularité, sur fond de grogne sur les carburants

Selon le dernier baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, l’exécutif atteint un niveau d’impopularité record sur fond de hausse des prix du carburant, malgré les annonces de soutien aux “gros rouleurs”. Emmanuel Macron ne récolte que 18 % d’opinions favorables contre 24 % pour Sébastien Lecornu.

Le