« Remettre en cause la prime d’activité serait une erreur », avertit Patrick Kanner
Le président du groupe socialiste au Sénat a défendu dans l’Épreuve de vérité l’une des mesures phares du précédent quinquennat. « Attention danger », réplique-t-il à la majorité, qui s’interroge sur une refonte des aides sociales.

« Remettre en cause la prime d’activité serait une erreur », avertit Patrick Kanner

Le président du groupe socialiste au Sénat a défendu dans l’Épreuve de vérité l’une des mesures phares du précédent quinquennat. « Attention danger », réplique-t-il à la majorité, qui s’interroge sur une refonte des aides sociales.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les dernières déclarations du gouvernement inquiètent Patrick Kanner, l’un des ministres du précédent quinquennat, qui s’en est ému dans l’Épreuve de vérité ce lundi, notre émission en partenariat avec l’AFP, Les Échos et Radio Classique. « Je dis attention, danger. Je ne veux pas qu’on touche à la prime d’activité. Je ne veux pas qu’on touche à la garantie jeunes. Je ne veux pas qu’on touche aux contrats aidés. Toute une série de mesures qu’on a portées, accompagnées », s’inquiète en anaphore le président des sénateurs socialistes.

Parmi les prestations sociales qui seraient dans le collimateur du gouvernement, selon l’élu du Nord : la prime d’activité, que touchent près de 2,7 millions de foyers français. Cette prestation née en 2016 de la fusion entre la prime pour l’emploi et le volet activité du RSA.

« Véritable déclencheur pour inciter à l’emploi »

« Aujourd’hui, elle est un véritable déclencheur pour inciter à l’emploi. La remettre en cause serait une erreur », avertit Patrick Kanner.

Mardi dernier, sur RTL, le ministre de l’action et des comptes publics a déclaré qu’il y a « trop » de prestations sociales et a mis en cause leur utilité. « On a un système social qui malheureusement n'a pas réglé le problème de la grande pauvreté en France et qui n'a pas réglé non plus le problème de l'activation vers le travail », a souligné le ministre.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Remettre en cause la prime d’activité serait une erreur », avertit Patrick Kanner
5min

Politique

Après les violences urbaines et les pillages du 17 octobre, « le président de la République n'a apporté aucune solution, aucun cap », déplore Hervé Marseille

Au micro de Public Sénat, le président du groupe centriste au Sénat, constate avec sévérité l’impuissance et l’inertie du gouvernement face aux violences du week-end. S’il réfute toute volonté de pourrissement du mouvement de la part de l’exécutif, il estime cependant que les revendications portées depuis plus d’un mois par les lycéens ont été laissées « en jachère », dans un contexte social d’autant plus tendu que les crises s’enchaînent.

Le

Sebastion Lecornu press conference in Merignac
5min

Politique

 « Défaut de renseignement », « sous-estimation » de la colère sociale, « stratégie de pourrissement » : le gouvernement a-t-il failli samedi dernier ?  

Face aux pillages et dégradations lors des manifestations de ce samedi 17 octobre, le gouvernement est vivement critiqué pour sa doctrine de maintien de l’ordre. Alors que circulaient depuis plus d’un mois des appels à manifester ce samedi 17 octobre et que les lycéens et étudiants sont dans la rue depuis trois semaines, le gouvernement semble avoir sous-estimé la colère et les débordements possibles ce samedi.

Le

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le